Expulsion des cellules de Montréal et de Valleyfield du Parti communiste révolutionnaire

Note : Dans le document qui suit, l’on fait référence aux branches montréalaises d’organisations de masses aux côtés de la cellule montréalaise du PCR. Jusqu’à présent, comme la clique des vieilles idées rejette la ligne de masse et le rôle indépendant des organisations de masses, il devrait être entendu que ce sont plus ou moins les mêmes personnes dans le MER-Montréal, le MRO-Montréal, le FFPR-Montréal, le Front rouge des jeunes, la cellule de Montréal et le leadership du District du Québec. Ainsi, bien qu’il serait insensé, par exemple, d’agglomérer les actions du MER-Ottawa alors que l’on critique le PCR à Ottawa, à Montréal lesdites « organisations de masses » (petits mouvements) et la cellule sont beaucoup plus directement liées qu’ailleurs.

C’est d’une immense tristesse que le Comité Central du Parti communiste révolutionnaire (PCR-RCP) annonce l’expulsion des cellules de Montréal et de Valleyfield du Parti. Alors que nous reconnaissons que ceci est une mesure très sévère, elle l’a été forcée de notre main. Le leadership de Montréal a saisi le contrôle du site internet du Parti et est activement en train de prévenir les communications entre le Comité Central et les cellules de Montréal et Valleyfield. Ainsi nous sommes incapables de discerner quelle est l’étendue des membres qui soutiennent les gestes de la clique des vieilles idées. Par conséquent, dans la mesure où ces deux cellules ne reconnaissent apparemment pas la légitimité de la direction du Parti, nous ne sommes laissés qu’avec aucun autre choix que d’expulser les cellules dans leur ensemble. Nous reconnaissons que ce ne sont pas tous les membres de ces cellules qui soutiennent le comportement obstructionniste de la clique des vieilles idées ; comme nous le délimiterons ci-dessous, nous invitons tous les membres de ces cellules qui reconnaissent le leadership légitime du Parti d’entrer en contact avec nous pour une réadmission dans les rangs du Parti.

Nous désirons rendre explicite que ces expulsions ne sont pas le résultat de la lutte de ligne en cours dans le Parti (sur la question de la ligne de masse avec des questions subsidiaires, dont le féminisme prolétarien et le rôle des syndicats). Ces expulsions sont le résultat d’infractions organisationnelles et procédurales – des infractions qui porteront gravement atteinte au Parti si laissées intraitées. Les raisons pour les expulsions vont comme suit :

Défaut d’initier une campagne de rectification mandatée

Le 5 mars, le Comité Central a mandaté la cellule de Montréal de se conformer à une campagne de rectification ayant pour but de rectifier le travail de la cellule. Une copie de cette résolution du CC a été inclue ci-joint en annexe. Peu de temps après que cela n’ait été décidé, le leadership de Montréal a déclaré le CC illégitime et a rompu les communications. Dans ce contexte, il a été impossible de lancer cette cruciale campagne de rectification.

-Usage de la violence afin de résoudre des désaccords politiques

Récemment, un schéma d’utilisation de la violence s’est développé envers autrui parmi la gauche comme moyen de résoudre les désaccords politiques.  Le premier incident a eu lieu le 4 mars à la Maison Norman Bethune, où quatre sympathisants du PCR-RCP ont attaqué trois autres sympathisants du PCR-RCP sur la base de la lutte de ligne en cours. Le 5 mars, un membre du Comité central a été menacé de ne pas se rendre à la Maison Norman Bethune par l’un des dirigeants montréalais. Plus récemment, il y a eu l’incident au Café Aquin, où deux membres du PCR-RCP (qui avaient déjà été expulsés!) ont agressé un barista parce qu’on leur avait dit de ne pas faire d’affichage. Dans chacun de ces cas, les assaillants n’ont absolument pas affiché quelque regret que ce soit quant à leurs actions. Nous trouvons que c’est une conduite totalement répréhensible, et non une manière maoïste de résoudre les contradictions entre au sein du Peuple.

-Schéma de désintérêt à lutter politiquement

De pair avec l’usage de la violence pour traiter de désaccords politiques, nous observons un désintérêt de la clique des vieilles idées à s’engager dans toute lutte politique. Notons ici le soudain départ du MER-Montréal du MER-RSM sans lutter au préalable avec le reste de l’organisation, la manifestation soudaine du déplaisir des dirigeants précédents avec le travail du Parti dans les dernières années sans rendre explicites leurs critiques en temps opportun, et un schéma répété au dernier Congrès où des membres de la clique des vieilles idées votaient continuellement contre toute possibilité de débat interne ou de discussion sur les questions litigieuses. La clique des vieilles idées a également préféré l’intrigue à la lutte politique quand la question des politiques trans sont survenues dans le FFPR.

Interférence dans une investigation à propos d’allégations d’abus sexuels

Nous avons récemment reçu des informations selon lesquelles quelqu’un de la clique des vieilles idées aurait agressé sexuellement un ancien membre du Parti. Avant tout, nous désirons rendre abondamment clair que ces accusations n’ont pas été faites par la survivante, mais plutôt par une tierce personne et pas à la demande de la survivante. Le Comité Central avait entamé une investigation dès que cette question nous avait été soulevée. Récemment, un membre de la clique des vieilles idées a déclaré avoir reçu une lettre de la survivante niant ces accusations. Cependant, la clique des vieilles idées a refusé de transmettre la lettre au Comité Central, rendant ainsi l’investigation considérablement plus difficile. En conséquence, l’enquête est toujours en cours.

Transphobie

La clique des vieilles idées défend la transphobie sous le couvert du féminisme prolétarien. Plus précisément ici, nous faisons référence à un certain nombre d’éléments. Un document intitulé « Sur le FFP et l’Oppression des femmes » avait été soumis par des membres du FFPR-Montréal et subséquemment rejeté par le Congrès. Ce document rejette l’idée qu’il existerait les « cisgenres » et réfèrent aux femmes trans comme simplement des hommes, qui sous le malaise du patriarcat, ont décidé de s’assujettir à l’oppression de genre. Mise à part de ce document, une supporter trans du Parti à Montréal a été mise du côté dans le FFPR et ultimement de la cellule elle-même dû à son identité et son apparence. Une camarade du FFPR qui a questionné la décision fut également ostracisée. Nous avons également relevé un schéma de constante mauvaise utilisation des pronoms appropriés par les membres de la clique des vieilles idées.

Vol

Lorsque la clique des vieilles idées a déclaré que le Comité Central comme étant supposément illégitime, elle ne s’est pas seulement saisie du site internet du Parti, mais aussi de la majorité de ses ressources. Ils étaient capables de faire ainsi étant donné que plusieurs de la clique des vieilles idées constituaient le « leadership historique du groupe » – ceux qui menaient autrefois le Parti, mais qui ne siègent présentement pas sur le Comité Central. Le Comité Central ne s’attendait pas à ce qu’il y aurait des problèmes de cette magnitude et ne voyait aucun problème à ce que les ressources soient tenues aux mêmes endroits que dans le passé. En conséquence, la clique des vieilles idées s’est défilée avec la majorité des économies du Parti – un montant substantiel après 10 ans – ainsi que ses ressources physiques (incluant plus de 1000 copies-papier de la dernière parution de notre journal théorique) tout en laissant le Comité Central avec la responsabilité de rembourser les dépenses faites en notre nom.

-Rejet du centralisme démocratique

Depuis un bon moment, nous avons de sérieux problèmes avec la centralisation de l’information, ainsi que la décentralisation des décisions, entre le Comité central et la cellule de Montréal. D’une part, ceci était en conséquence du refus de la clique des vieilles idées de reconnaître l’autorité du Comité central. Au contraire, cette clique a pris la décision de constituer un « deuxième centre » qui se chargeait de prendre de décision pour le Québec sans impliquer le Comité central. Des problèmes sont donc survenus lorsque la cellule de Montréal et le District du Québec (effectivement les mêmes personnes) ont voté pour « non-intégré » un membre transféré d’une autre ville, malgré le fait que la constitution du parti dit très clairement que seul le Comité central a l’autorité d’expulser des membres. Ceci est devenu encore plus problématique lorsque la clique des vieilles idées, qui ne représentait plus la majorité du parti avec uniquement 15% de l’effectif, a déclaré le comité central comme non légitime et a annulé sa décision d’expulser les 4 membres responsables de l’assaut du 4 mars 2017. Depuis, cette clique a voyagé partout au Québec en tentant de faire signer au membre un document qui déclare la clique des vieilles idées comme la direction légitime du parti. Même ici, dans leur comportement factionnel flagrant, ils refusent de suivre les procédures du centralisme démocratique de l’organisation, contournant la direction locale pour discuter avec des « camarades à qui on fait confiance » dans le but d’avoir un support de la région. La clique des vieilles idées nous a démontré qu’ils rejettent le centralisme démocratique du PCR-RCP pour favoriser leur propre vision orgueilleuse et subjective.

 

Bien que plusieurs des problèmes discutés ci-haut ne sont pas nouveaux, le comité central espérait les résoudre par un processus de rectification. Cela étant dit, avec les actions récentes nous croyons maintenant que ces problèmes soient assez importants pour justifier l’expulsion totale de la clique de vieilles idées, et par conséquent, les cellules de Montréal et Valleyfield.

Comme nous avons mentionné plus tôt, nous sommes certains que ces actions et positions ne reflètent pas la totalité des camarades à Montréal et Valleyfield. Malheureusement, en conséquence du fait que la clique des vieilles idées nous a rendu la communication avec eux impossible, nous n’avons pas le choix d’expulser les cellules de façon entière. Au camarade dans ses cellules nous voulons rendre de quoi très clair; peu importe votre opinion dans la lutte de ligne présentement, si vous reconnaissez la direction officielle du parti, contactez le comité central à : pcr.rcp.canada@gmail.com et vous serez réintégré.

Le comité central du PCR-RCP aimerait aussi prendre cette opportunité pour s’excuser aux masses montréalaises pour les erreurs sérieuses que nous avons commises dans le passé. Nous nous excusons auprès des travailleurs du Cafée Aquin pour l’assaut physique qui s’est déroulé dans leur lieu de travail sous le nom de notre parti. Nous nous excusons pour les camarades queer et trans pour la transphobie commise de la part de la cellule montréalaise, le MER, et le FFPR. Nous nous excusons pour le sectarisme de l’ancienne cellule de Montréal, en particulier à l’IWW. Et nous nous excusons aussi aux masses en général, celles et ceux impliqués dans les initiatives de la cellule de Montréal pour les manières bureaucratiques de leur direction ainsi que pour leur non-respect des organisations de masses automne. Finalement nous aimerons aussi nous excuser à tout le monde affecté par ces comportements antagonistes et sans principes pour notre inhabilité d’arrêter ces tendances destructives de la part de la clique des vieilles idées ainsi que pour le mal qu’ils ont commis à la gauche et aux masses montréalaises.

Dans le but de consolider l’expulsion de ces deux cellules problématique, le Comité central du PCR-RCP demande aux gens et aux organisations de considérer les demandes suivantes : tant que ces individus s’organisent sous le titre du « Parti communiste révolutionnaire », nous demandons qu’ils ne soient pas inclus dans des coalition ou autre initiative de gauche. Tant que les comportements problématiques perdurent, c’est l’opinion du Comité centrale que la clique des vieilles idées devrait être complètement isolée au niveau politique.

Nous voulons aussi prendre cette opportunité pour annoncer le lancement d’un nouveau comité d’organisation à Montréal. En termes clairs, le PCR(CO)-Montréal est la seule représentation légitime du PCR-RCP à Montréal. Illes ont commencé du travail de masses avec le lancement de ROAR, une organisation révolutionaire queer. Nous applaudissons leur ténacité et leur engagement à la politique révolutionnaire dans ce qui est sans doute une situation volatile et difficile. Nous invitons tous les autres individus et organisations à Montréal qui sont intéressés par le PCR-RCP de contacter le PRC(CO)-Montréal.

En conclusion, il est décevant que nous devions expulser les cellules de Montréal et Valleyfield. Nous reconnaissons que plusieurs membres de la clique des vieilles idées étaient instrumentales dans l’établissement d’une politique MLM en Amérique du Nord et dans la construction du PCR-RCP. Ceci est sans doute un pas vers l’arrière pour notre organisation, même si ce n’est que temporaire. Nous espérions qu’avec le temps nous pourrions regagner la confiance des masses montréalaises. Et qu’avec nos méthodes correctes de travail nous pourrons rebâtir le PCR à Montréal.

– Le Comité central du PCR-RCP

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Addendum: Motion pour la rectification à Montréa, adopté le 5 mars 2017

Depuis le dernier Congrès (quoi qu’à vrai dire, depuis les congrès spéciaux de 2012 et de 2014), il est devenu apparent qu’il y a des problèmes avec le travail de la cellule de Montréal. Présentement, ces erreurs de la part de Montréal ne menacent pas seulement de mener à la stagnation du travail à Montréal, mais menacent aussi le travail du parti dans le reste du Québec et du Canada. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de bon travail effectué à Montréal, ou que nous n’apprécions pas les sacrifices considérables en temps et en ressources que les camarades montréalais ont voué à la cause de la révolution. Cependant, nous affirmons qu’il y a une compréhension incorrecte du MLM parmi les camarades à Montréal, et des erreurs dans le travail. Ce document soulignera certaines de ces erreurs, et terminera avec une proposition pour une campagne de rectification.

Nous voulons également être clairs : ceci n’est pas une motion punitive, et ne devrait pas être interpretée de cette façon. En fait, nous voyons ceci comme étant moins sévère que l’action entreprise par le comité central auprès de la cellule de Toronto en 2015, quand la cellule, en raison d’approches incorrectes par rapport au travail, s’est vue retirée son statut de cellule et a été reconvertie en comité d’organisation. Nous ne pensons pas qu’une approche aussi sévère serait utile pour rectifier les erreurs à Montréal.

 

Contexte

Les erreurs actuelles de Montréal ont plus ou moins toutes été identifiées au troisième Congrès, spécifiquement dans le document titré Assessment – Development of the Party and Proposals. Il vaut la peine de mentionner que des camarades de Montréal ont écrit cette évaluation, et qu’elle a été adoptée à un temps où les camarades de Montréal constituaient la majorité du parti. Ce document a identifié que : le travail et la croissance du parti au Québec avait stagné (#7), que le niveau général du travail à Montréal était faible, que plusieurs comités d’organisations au Québec avaient été perdus, qu’il y avait une incapacité à développer des cadres et du leadership intermédiaire (#8), que le niveau du marxisme était faible (#9), qu’il y avait une peur irrationnelle de l’économisme qui empêchait le parti de se déployer proprement parmi les masses (#10). Ces problèmes se sont manifesté surtout par la performance incroyablement faible du parti pendant la grève étudiante de 2012 : contrairement aux interprétations actuelles qui minimisent l’importance de la grève de 2012, au troisième Congrès nous avons identifié que notre performance était «désastreuse… notre parti s’est éclipsé, alors qu’il aurait dû brillé comme jamais auparavant.» La racine de ces problèmes a été identifiée comme étant l’échec du groupe de leadership historique du parti : ce groupe n’était plus capable de faire des propositions «claires et pertinentes», et a été considéré incapable de «mener le parti vers l’avant.»

Le congrès a reçu comme tâche d’élire un nouveau parti, et de reconstituer une nouvelle direction pour le parti. En cela, il a en partie réussi : quoi qu’un bon nombre de bonnes résolutions et de perspectives ont été passées, peu après le congrès, la majorité du comité central a soit démissionné ou est tombée malade. Ainsi, malgré l’entrée du parti dans la plus grande période de croissance de son histoire, la rectification a été inégale.

Le problème central semble être que la cellule de Montréal, plutôt que d’internaliser les résultats du troisième congrès du parti, a décidé plutôt d’oublier le troisième congrès du parti et de répéter les erreurs qui ont menées à la tenue de ce congrès spécial en premier lieu. Que cela ait pu se produire montre la faiblesse du leadership du parti pendant la période entre le troisième et le quatrième congrès.

 

Identification de problèmes

Avant de faire une liste des problèmes perçus actuellement dans le travail de la cellule de Montréal, il devrait être noté qu’un des problèmes centraux – un voile de mystère autour des affaires de Montréal – rend souvent difficile une prise de parole concrète. Nous sommes ouverts et ouvertes à ce que ces critiques soient incorrectes; cependant, le problème central d’un manque de clarté provenant de Montréal souligne ce fait. Nous ajouterons que dans le passé il a été difficile pour les résolutions et les décisions du comité central de se rendre à Montréal, réciproquement, le comité central a rarement reçu des rapports de Montréal, ou n’a pas reçu d’appels à informer où à commenter sur le travail de la cellule de Montréal.

Premièrement, le problème principal, comme dit précédemment, est le fait que la cellule de Montréal n’a pas internalisé les résolutions du troisième congrès. Suvant cela : il semble qu’il y a une incapacité à bâtir un nouveau leadership hors du vieux groupe dirigeant (et certainement en dehors des perspectives du vieux groupe dirigeant !). Nous identifions qu’il semble qu’il y ait eu un grand roulement du membership qui n’a pas été expliqué; le membership de la cellule semble être plus ou moins le même qu’en 2014, malgré plusieurs nouveaux et nouvelles camarades inclus. Nous notons que de la part du leadership du district du Québec (ce qui, dans la mesure où il est solidaire avec le leadership de Montréal, met ensemble ces problèmes), il n’y a pas eu d’explications sur pourquoi le parti n’a pas réussi à croître au Québec depuis 2014.

Nous notons que de ce que nous avons entendu à propos de la vie au sein de la cellule de Montréal, il n’y a aucune pratique régulière de la critique et de l’auto-critique; ça ne semble pas être fait aux réunions de cellule du parti. En effet, il semble que ça se soit transmis dans la culture générale du partie au Québec, et indique pourquoi il n’y a pas eu de tentatives systématiques de rectifier des conceptions incorrectes et d’apprendre de ses erreurs. Par conséquent, le district du Québec, plutôt que d’apprendre de ces erreurs passées, semble voué à les répéter : le relancement du Partisan, le relancement du Front rouge des Jeunes, le relancement du MRO selon son ancien mode de déploiement pointe tous vers cela.

Une autre erreur dans la pratique de la cellule est l’incapacité à intégrer proprement un camarade, et son exclusion subséquente. Nous stipulons, en termes sans équivoques, que les cellules n’ont pas le droit de ne pas intégrer des membres du parti. Cette action implique que les cellules ont le droit d’expulser des membres, une responsabilité que seul le comité central possède, tel que mentionné très clairement dans la Constitution. Réalisant cette erreur les camarades de Montréal ont décidé de trouver des justifications bureaucratiques et légalistes pour leur erreur. Depuis ce temps, il n’y a eu aucune tentative d’autocritique pour ces erreurs, et la camarade n’a pas été intégrée. Ensuite, une camarade du FFP qui a tenté de joindre le camarade exclu a aussi été exclue du FFP, indiquant une mentalité de clique, et une culture troublante sur ce qu’est et ce que devrait être une organisation de masse vibrante.

De façon plus générale, la conception de la ligne de masse des camarades de Montréal est incorrecte, et est déphasée du reste du parti. Plutôt que de comprendre l’importance de l’initiative des masses et du rôle du parti comme leadership politique, la cellule de Montréal avance une compréhension bureaucratique de la ligne de masse qui subordonne toutes les organisations de masses à n’être simplement que des détachements spécifiques du parti. Cela indique qu’il y a une peur des initiatives indépendantes des masses, en plus d’une peur de l’incapacité du parti à mener politiquement les masses. C’est une erreur de commandisme, qui empêchera la croissance du parti et l’expansion de son influence.

[Nous avons exclu une courte section au début de ce paragraphe qui, si inclus, aurait identifié certains camarades comme membres du Parti. En bref, le paragraphe se rapporte à la cellule de Montréal qui ignore les directives du CC sur la participation de membres locaux dans le MER]. De plus, nous notons que même après avoir mentionné cette erreur au CC et d’avoir mandaté les membres du CC de Montréal de s’assurer que le MER participe au MER pancanadien, la cellule de Montréal ne s’est pas assurée que le MER de Montréal participe au 6e congrès du MER. Ils n’ont aussi pas trouvé de remplaçants pour le comité de coordination du MER. Ceci est, selon nous, une tentative d’affaiblir l’initiative du Parti qui va à l’encontre de la trajectoire établie du Parti (se rapprochant d’une brèche du centralisme démocratique), ce qui est complètement inacceptable. Même si le MER et la cellule locale sont en désaccord avec l’approche du MER pancanadien (dans lequel, il faut dire, le PCR possède une grande influence), ils auraient dû participer et lutter avec leurs camarades sur la ligne politique : ceci est la façon dont travaille les maoïstes. À la lumière de tout ceci, en plus de l’attitude antagoniste des membres du MER de Montréal dans le Parti, nous trouvons que l’annulation soudaine du congrès à Montréal du MER mérite d’être examinée. Si pour aucune autre raison que le manque d’effort mis pour trouver un nouveau lieu pour le congrès – ce qui est confirmé par un membre du CC qui était à Montréal à ce temps – mérite aussi d’être examiné plus profondément.

Nous maintenons aussi que la cellule de Montréal a une approche clandestine au travail de masse, choisissant des tactiques qui ne correspondent pas nécessairement à la situation. Ici nous faisons référence à la Journée d’action du 2 Novembre où les camarades ont suspendu une bannière. Par contre, plutôt que d’utiliser cette action pour s’engager avec les masses, de distribuer de la propagande ou de discuter avec des gens, les camarades du MER se sont tenus à part pour former un « bloc ». Le résultat est franchement embarrassant et représente mal le MER et le Parti.

Nous voulons aussi ajouter l’hostilité envers d’autres organisations telles que l’événement « Limites du IWW » qui était inutilement sectaire et qui a été sauvé par la bonne foi des membres du IWW présents. Particulièrement flagrante était la déclaration que l’activité du IWW n’avait pas besoin d’être investiguée afin d’en faire une critique.

Une des pires erreurs est la présence de politiques transphobe et transexclusive dans la cellule de Montréal sous le vernis de Féminisme prolétarien. Non seulement ces politiques sont-elles viles – les communistes devraient être des tribuns des gens opprimés et ne devraient pas contribuer à l’oppression –  elles sont incorrectes. Au lieu d’un féminisme prolétarien, la conception à Montréal est simplement un féminisme radical avec un vernis marxiste.

Il y a une attitude dogmatique parmi les camarades de Montréal. Les camarades défendent certains documents internes et le Programme comme étant infaillible, malgré le fait que le Parti a déjà identifier des lacunes dans ces textes. Au lieu de pensée critique et une approche scientifique au travail, il y a une approche dogmatique et religieuse à la théorie. Nous soulignons ici les camarades de Montréal qui votent systématiquement au Congrès contre des débats sur la ligne de masse, le féminisme prolétarien et autres questions. Par conséquent, la cellule de Montréal continue de compter sur des déclarations vagues et grandiloquentes plutôt que des propositions concrètes. C’est un problème apporté au troisième Congrès du Parti, tel qu’identifié dans l’Évaluation.

Finalement, nous voulons noter le niveau d’antagonisme entre les camarades de Montréal et le reste de l’organisation. Il semble y avoir une attitude prédominante qu’il ne vaut pas la peine d’engager avec les camarades à l’extérieur du Québec, qu’ils sont intrinsèquement Libéraux ou qu’ils soient politiquement compromis. Nous faisons référence aux comportements lors du Congrès, le Plan du District du Québec et les rapports que nous avons reçus du Congrès du District du Québec. Une telle attitude n’est pas propice à la construction de l’unité politique et sert à fracasser l’organisation.

 

Rectification

Comme mentionné plus haut, il y a un air de mystère autour des actions du Parti à Montréal. En conséquence, nous ne sommes pas sûrs d’être capables de localiser la cause du problème, soit en termes d’individus, attitudes ou autres sources.

À cette fin, nous proposons les étapes suivantes afin de corriger ces idées erronées.

  1. Investigation – Le secrétaire général rencontrera individuellement chaque membre du Parti au Québec. Tous les membres du Parti sont requis de coopérés avec le processus de rectification. Le SG devra effectuer des entrevues avec ces camarades afin de discerner leurs attitudes sur plusieurs sujets. Les questions incluront :
    1. Quelle est votre opinion sur le développement du Parti dans votre ville?
    2. Quelle est votre opinion sur le développement du Parti au Québec?
    3. Quelle est votre opinion sur le développement du Parti au Canada?
    4. Dans quelle mesure l’information sur le développement du Parti au Canada est-elle disponible pour vous?
    5. Évalue vos rencontres de cellule. Croyez-vous posséder un contrôle politique sur la direction du Parti? Qu’est-ce qui va bien? Que pourrait être améliorer?
    6. Quel est le rôle de la critique et de l’autocritique, concrètement, dans votre travail politique?
    7. Quelle est votre compréhension de la ligne de masse?
    8. Quelle est votre évaluation des débats actuels (féminisme prolétarien, la ligne de masse, rôle des syndicats) à l’intérieur du Parti?
    9. Quelle est votre évaluation des troisièmes et quatrièmes Congrès?
    10. Quelles étapes ont été prises pour implémenter les décisions du troisième Congrès?

Les questions ne seront pas limitées à celles-ci, et devront découvrir les opinions de base des membres sur la vie du Parti.

  1. Rapport – Le SG préparera un rapport pour le Comité central contenant les résultats de l’enquête. Le rapport devra être compréhensif et devra indiquer la diversité d’opinions (incluant les opinions majoritaires et minoritaires) sur ces questions.
  2. Action – Après la réception du rapport, le Comité central décidera quelles actions de rectification devront être prises, adaptées aux conditions spécifiques au Québec.

 

Nous croyons que si ce plan de rectification est suivi, le résultat ne peut être que positif et mènera à une plus grande unité politique parmi les forces révolutionnaires au Canada.

 

International declaration for May Day 2017: Red, Revolutionary, Internationalist May Day!

This year marks the Centenary of the October Revolution. Imperialists, reactionaries, reformists, and all kinds of opportunists are making efforts to delete, obscure, denigrate and sully this event, as they did last year with the 50th anniversary of the Great Proletarian Cultural Revolution. They do so because they know that the great message coming from these events for the proletarians and the masses is more and more present. To get rid of imperialism, capitalism, war, exploitation of the proletariat and oppression of peoples we must make the proletarian revolution! The working class must tear off the political power from the ruling classes, establish its power, its state─the dictatorship of the proletariat─and construct socialism; it must develop and continue the revolution in each country and in the world to get rid of all the chains of imperialism and march towards communism world-wide.

The imperialist system shows to be what Lenin analysed and described in his great work “Imperialism highest stage of capitalism”: a rotten and decadent system. Imperialism and its governments, at all latitudes, continue crossing a deep economic and financial, political and social crisis, and unload their crisis on the proletarians and the masses internally, and on the oppressed people and nations internationally. Imperialism is economic war, war of aggression and looting for a new division of the world. Imperialism is reaction and fascism. Imperialism is the last stage of capitalism and shows every day more the need to overthrow it. That is why the message of Lenin and the October Revolution is more alive than ever!

In the US, under the strongest imperialism, Trump’s victory reflects the crisis of Yankee imperialism and its attempt to get out of that accentuating the economic war, the military rule, the control on geopolitical strategic regions, redefining the alliances in the different theatres of war in the world. Trump’s victory shows the barbarity of the so-called “American democracy”: a fascist billionaire in power, waging war against the poor masses internally and the oppressed peoples internationally. Trump’s victory feeds, in all imperialist countries, the reaction, the police State, militarization, permanent emergency state and internal war against proletarians, women’s rights, against Afro American people, against immigrants with walls and expulsions, against Muslims and Arabs, against any progressive idea in schools, universities, mass medias, culture, art.

The new aggressive phase of US imperialism sharpens the inter-imperialist contradictions, with Russian imperialism, atomic superpower; with China, new social-imperialist power; and with the countries of imperialist Europe, currently under the German hegemony. The global contest between the imperialist countries for the division of markets and the fight to control the energy resources originates and feeds wars of aggression and reactionary wars, sowing death, massacres and destruction all over the world.

It is the imperialist wars of aggression in every corner of the world that give rise to the great wave of immigration! It is the barbarism of imperialist wars and the “homecoming” of these wars even in the heart of the imperialist citadels that blood the streets of the imperialist countries themselves!

In all the imperialist countries, the states and the governments of the masters of the world develop an internal war against the proletarians and the masses, who are driven by the crisis, oppression and repression to fight and to rebel more and more.

In the countries oppressed by imperialism, proletarians and oppressed people intensify the anti-imperialist and national liberation struggles; in particularly we need to support the Palestinian and Arab people struggle against Zionist state and imperialism, and the people’s wars. From India to Philippines, from Turkey to Peru, the people’s war, guided by Marxist-Leninist-Maoist parties, is the reference for the way to get free from imperialism, the reactionary regimes and to build states of New Democracy, marching towards socialism. The People’s War in India, today celebrating the 50th Anniversary of “Naxalbari uprising” that has opened this way, fights against massacres, Green Hunt Operation, repression against Maoists, Adivasi people, democratic and revolutionary intellectuals and students, against workers, peasants, women struggles, against national minorities; it shows that nothing can stop the people’s war and the liberation struggle of the people as nothing can stop international support.

The October Revolution and the great Lenin showed that we cannot fight and win against imperialism and its states without fighting revisionism and opportunism.

The objective conditions are favourable for revolution, because it is the principal tendency in the world. All the forces of social-democracy, the ex “communist” parties became revisionists and reformists; they lose credit among the masses and proved to be useless tools to defend the living and working conditions of the masses, to oppose imperialism, war, fascism and the police state. Beside the crisis of these forces, we are witnessing the rise of reactionary populist tendencies and fundamentalist reactionary movements that divide the masses to tie them to the car of this or that imperialism and, ultimately, to the most reactionary fractions of imperialism, bourgeoisie and the regimes serving them. Proletarians and masses must firmly reject the illusions of the parliamentary and peaceful paths, aimed to disarm them, and boldly undertake the revolutionary path.

People’s War is the most advanced form to accomplish the revolution; that is why we must support it in all countries where it already begun and prepare it in all other countries, applying it to the concrete conditions of each country. It needs to build genuine communist parties that will be the vanguard of the working class and leading core of all the people. The Communist Parties, based on the revolutionary science of Marxism-Leninism-Maoism are built into the fire of the class struggle in close connection with the masses, for the beginning and development of the people’s war, applied to reality. The Communist Parties must build the United Front of the exploited masses, of all sections oppressed by imperialism and develop the necessary tactics, according to the form that the political and military domination takes.

In the imperialist countries, the Communist Parties must integrate in their ranks the new migrant proletarians, by playing a vanguard role in their fight against over-exploitation, slavery, racism. The Communist Parties must gather and organize the rebellion of the youth and the struggle of women as a powerful force for the revolution. They must fight their own imperialism as the main enemy of the proletariat and the oppressed peoples, taking side resolutely with the masses of the nations attacked. Today in particularly we must fight against the imperialist occupation of Afghanistan, the imperialist aggression on Syria and nuclear menaces against North Korea. The imperialist war and the reactionary dictatorship of bourgeoisie bring the need for the communist parties to equip themselves for opposing to imperialist war with people’s war and build their fighting force as nucleus of the red army.

The people’s wars, beside the policies of genocide, also face the pitfalls of peace negotiations, which, far from allowing people’s wars to grow in strength and consolidation in the view of the strategic offensive, are aimed to divert, suffocate and split them, to lead them to surrender.

Internationalism is unity between the proletariat and the oppressed peoples in the world against the common enemy.

Internationalism is “working whole-heartedly for the development of the revolutionary movement and the revolutionary struggle in one’s own country, and supporting (by propaganda, sympathy, and material aid) this struggle, this, and only this, line, in every country without exception.” – Lenin

Internationalism is the construction of a new international organization, which, addressing the current problems of the Communists, will be able to move towards a general line of ICM and a new Communist International.

Long Live the 100th Anniversary of the Great October Revolution!
Death to Imperialism! On the way to protracted people’s war in all the world!
Long Live the Struggles of Proletarians and Oppressed Peoples in the World!
Long Live Proletarian Internationalism!
For a Red and Socialist Future, Marching to Communism!

LIST OF SIGNATORIES:
Collective of Iranian Maoists
Committee for Building the Maoist Communist Party, Galicia, Spanish State
Communist (Maoist) Party of Afghanistan
Communist Movement of Serbia
Communist Nucleus Nepal
Communist Party of Brazil Red Fraction – CPB (RF)
Communist Party of India (Maoist)
Communist Party of Nepal (Revolutionary Maoist)
Democracy and Class Struggle, British State
Klassenstandpunkt, Class Position, Editorial Staff, Germany
Maoist Communist Movement Tunisia
Maoist Communist Party – France
Maoist Communist Party – Italy
Maoist Communist Party Manipur
Maoist Revolutionary League – Sri Lanka
Organisation de travail communiste – Tunisie
Parti des khadéhines – Tunisie
PCR-RCP Canada
Revolutionary Communist Party (Québec District)
Revolutionary Praxis – Great Britain
Union Obrera Comunista (MLM) – Colombia
Workers Voice – Malaysia

RCP May Day 2017 Statement

May Day 2017 marks the 100 year anniversary of the Bolshevik Revolution in Russia. Finally, after decades of being told that capitalism is the end of history, communism is again on the agenda. Nearly three decades since the collapse of the Eastern Bloc, a time during which the capitalists triumphantly pursued every form of brutality and told us that socialist revolution was a colossal mistake, communism is losing its stigma. Capitalists have reacted by increasing their ideological campaign against communism. They go out of their way to remind the working class that there is no hope, by constructing monuments to the “victims” of communism and chiding “millennials” for daring to speak this word anew. Communist revolution remains the great fear for those invested in defending capitalism.

Since the early 1990s the rallying cry for communist revolution could be heard from the global margins, through massive insurrections and people’s wars, and now it is beginning to be heard even at the heart of the imperialist countries. Multiple imperialist wars, an exponential increase in worldwide oppression and exploitation has not silenced resistance or the demand for communist revolution. While it is the habit for the ruling classes to call their victims “naïve” for daring to struggle for a better reality, it is also the habit of these victims to struggle to exist and demand a world deemed impossible by those who would seek to annihilate the majority of life just so capitalist production and profit can persist.

On the global battlefield the contradiction between imperialism and the oppressed masses is becoming more apparent as the most powerful nations seek to secure their interests by bombing and invading more and more regions. Imperialism becomes more parasitic and predatory as it sinks into patterns of attrition: since the invasion of Afghanistan fifteen years ago, the War on Terror has truly shown itself to be a war without end. Imperialism as a system is also reaching its own internal contradiction, the contradiction between competing imperialists, as the unilateral world conceived by the US as a “new world order” crumbles. The contradictions between the US and Russia, between the UK and the EU, between even the US and Canada in certain regions, both produce the possibility of a third world war, but also for increased anti-imperialist resistance.

Within the imperialist nations the contradiction between the capitalists and the working class is increasing, no longer as muted as it was even a decade ago. Austerity measures, anti-scientific refusals to deal with climate change, a pitiless war upon multiple oppressed communities, the continued attack on working-class organization and living standards, and even the specter of fascism undermines the myth of capitalist utopia. The long crisis that began in 2008 is still not over for the vast majority, even if profits for capitalists have “recovered”; the most exploited and oppressed have been made to pay for the sins of capitalist mismanagement. All of this increases the possibility of the working-class rediscovering its destiny to overthrow capitalism. Class conflict is increasingly the order of the day.

To borrow an old phrase, the ‘great storm under heaven’ means that the situation is excellent. So many openings, so many rejections of the capitalist vision of reality, innumerable brush-fires that the ruling class attempts to snuff out. Unfortunately, although the objective circumstances are indeed “excellent” the subjective circumstances are still lagging behind. Movementism is still the norm. Revisionism and social-democracy continue to dominate the political left. False hope in social reformism and the electoral circus remains despite failure after failure. Identity politics have succeeded in splintering movements and transforming anti-capitalist struggles into sites for opportunism and NGO careerism. Conversely, old chauvinisms such as racism and sexism continue to infect understandings of the working-class within the socialist old guard. Chauvinisms such as transphobia and cissexism infiltrate the broad movement. In settler-colonial contexts such as Canada the necessity of Indigenous self-determination continues to determine every anti-systemic struggle. Most alarmingly, fascism has reemerged as a serious obstacle because the broad left has failed to create a movement capable of stamping out its return.

Now, more than ever, the failure of the establishment left should be clear. Against the movementist, revisionist, and reformist tendencies we continue to maintain that a contemporary return to the revolutionary communist party is necessary. It is in fact egregious in the face of environmental destruction, austerity measures, the rise of the so-called “alt-right”, imperialist wars, and a disarmed worker’s movement to persist with unaccountable and undisciplined movementism or the kind of revisionist “communism” that appeals to historical recreation societies. The very real dangers of fascism and environmental catastrophe, if we take them seriously, demand that we get our house in order.

We have spent a decade organizing according to this revolutionary ethos. We continue to uphold the necessity of: building a party to wage war upon capitalist reality, organizing the hard-core of the working class for revolution, and taking these tasks seriously. Since our foundation in 2007 we have spread across Canada, and have put these politics in command in all of our efforts. We encourage others to join us in building towards revolution. The overthrow of capitalism, imperialism, and colonialism will not be easy, but it is both possible and necessary.

100 years ago, the working class in Russia overthrew their masters and began to build socialism, a process which set the entire 20th century on fire. 100 years later, despite twists and turns, successes and failures, we carry that legacy forward, and promise to do the same to the 21st century.

In solidarity:

PCR-RCP

Déclaration du PCR à l’occasion du 1er mai 2017

Ce 1er mai 2017 marque le centième anniversaire de la révolution bolchevique en Russie. Après avoir passé des décennies à se faire dire que le capitalisme était la fin de l’histoire, voici que le communisme est de nouveau à l’ordre du jour, enfin! Près de trois décennies après la chute du Bloc de l’Est, période où les capitalistes nous ont soumis à toutes les formes de brutalité tout en claironnant que la révolution socialiste était une erreur colossale, l’étiquette attachée au communisme ne colle plus autant. Face à cela, les capitalistes réagissent en augmentant d’un cran leur campagne idéologique contre le communisme. Les capitalistes ne manquent plus une occasion pour rappeler à la classe ouvrière qu’il n’y a pas d’espoir, comme quand ils construisent un monument aux «victimes» du communisme ou quand ils réprimandent les «milléniaux» de s’intéresser à cette idée. La révolution communiste continue d’effrayer ceux qui ont pour préoccupation de défendre le capitalisme.

Depuis le début des années 90, le cri de ralliement à la révolution communiste pouvait tout de même se faire entendre depuis les coins les plus marginalisés du monde, à travers des insurrections de masse et des guerres populaires, et dorénavant elle commence à se faire entendre au cœur des pays impérialistes. De multiples guerres impérialistes, et un accroissement exponentiel de l’oppression et de l’exploitation mondialement n’ont pas réussi à faire taire la résistance ni la volonté pour une révolution communiste. Bien que ce soit devenu une habitude pour nos classes dirigeantes de se moquer de leurs victimes comme étant «naïves» de simplement oser se battre pour une vie meilleure, ça a aussi toujours été une habitude pour les victimes de lutter pour exister et pour envisager un monde meilleur; un monde décrié comme étant impossible par ceux qui sont prêts à annihiler presque tout ce qui vit juste pour que le flux de production capitaliste et de profits puisse perdurer.

Sur le champ de bataille mondial, la contradiction entre l’impérialisme et les masses opprimées devient plus apparente alors que les nations les plus puissantes défendent leurs intérêts en bombardant et en envahissant de plus en plus de régions. L’impérialisme se fait plus parasite et prédateur à mesure qu’il s’enfonce dans une guerre d’attrition: depuis l’invasion de l’Afghanistan il y a quinze ans, la guerre contre le terrorisme s’est révélée être une guerre sans fin. L’impérialisme est un système qui est déchiré par des contradictions internes, celle entre les capitalistes qui se font concurrence, et le monde unilatéral conçu par les États-Unis comme un «nouvel ordre mondial» est en train de s’écrouler. Les contradictions entre les États-Unis et la Russie, entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, même entre les États-Unis et le Canada à certains endroits, amènent la possibilité d’une troisième guerre mondiale, mais aussi une résistance impérialiste accrue.

Au sein des nations impérialistes, la contradiction entre les capitalistes et la classe ouvrière s’intensifie, et fait beaucoup plus de bruit qu’il y a une décennie seulement. Les mesures d’austérité, le refus anti-scientifique de s’attaquer au changement climatique, la guerre sans pitié menée contre plusieurs communautés opprimées, l’assaut répété contre l’organisation et les conditions de vie de la guerre ouvrière, et même le spectre du fascisme, font sauter le mythe d’une utopie capitaliste. La longue crise qui a commencé en 2008 n’est toujours pas terminée pour la grande majorité des gens, même si les profits des capitaliste sont revenus; ce sont les plus opprimé.es et exploité.es qui ont dû payer les pots cassés de la mauvaise gestion capitaliste. Tout cela contribue à ce que la classe ouvrière redécouvre sa mission historique qui est de renverser le capitalisme. Le conflit entre les classes revient au goût du jour.

Pour emprunter une vieille maxime, «le grand chaos qui règne sous les cieux» signifie que la situation est excellente. Toutes ces ouvertures, et tous ces rejets de la vision capitaliste de la réalité, sont autant de feux de broussailles que la classe dirigeante doit éteindre. Malheureusement, même si les circonstances objectives sont effectivement «excellentes», les circonstances subjectives traînent la patte. Le mouvementisme continue d’être la norme. Le révisionnisme et la social-démocratie continuent de dominer la gauche politique. Les faux espoirs dans le social-réformisme et le cirque électoral sont encore là malgré toutes les défaites consécutives. Les politiques identitaires ont réussi à diviser les mouvements et à transformer les luttes anti-capitalistes en tremplins pour le carriérisme d’ONG et l’opportunisme. De même, ces vieux chauvinismes que sont le racisme et le sexisme continuent d’infecter la compréhension de la classe ouvrière au sein de la vieille garde socialiste. Des chauvinismes comme la trans-phobie et le cis-sexisme s’infiltrent dans le mouvement élargi. Dans des sociétés de colonisation de peuplement comme le Canada, le besoin d’auto-détermination autochtone continue d’être le déterminant de toute lutte anti-système. Plus inquiétant encore, le fascisme refait surface en tant qu’obstacle sérieux parce que la gauche élargie n’a pas su créer un mouvement capable d’empêcher son retour.

Maintenant plus que jamais, le cuisant échec de la gauche établie devrait être évident. Contre le mouvementisme, le révisionnisme et les tendances réformistes, nous persistons à dire que le retour contemporain à un parti communiste révolutionnaire est nécessaire. Face à la destruction environnementale, aux mesures d’austérité, à l’émergence de la soi-disant droite alternative, face aux guerres impérialistes et à un mouvement ouvrier désarmé, il n’y aucun sens à aller de l’avant avec un mouvementisme non-redevable et indiscipliné, ou avec une sorte de «communisme» révisionniste qui s’apparente à des sociétés de reconstitution historique. Les menaces lourdes que sont le fascisme et la catastrophe environnementale, si nous sommes pour les prendre au sérieux, nous forcent à remettre la maison en ordre.

Nous avons passé une décennie déjà à s’organiser avec ce cadre révolutionnaire. Nous soutenons encore ce besoin: construire un parti pour mener la guerre au capitalisme, organiser le noyau du prolétariat pour la révolution, et prendre ces tâches au sérieux. Depuis notre fondation en 2007 nous nous sommes étendus à travers le Canada, et ce en mettant nos idées politiques à l’avant-plan de toutes nos initiatives. Nous encourageons les autres à se joindre à nous pour travailler ensemble vers la révolution. Le renversement du capitalisme, de l’impérialisme et du colonialisme ne sera pas une chose facile, mais c’est tout aussi possible que nécessaire.

Il y a 100 ans, la classe ouvrière de Russie renversait ses maîtres et commençait à construire le socialisme, un processus qui a allumé tout le 20e siècle au complet. Cent ans plus tard, malgré les détours et les embûches, les réussites et les défaites, nous poursuivons notre chemin avec ce bagage, en promettant de refaire le coup pour le 21e siècle.

En solidarité:

PCR-RCP

Break with Old Ideas

This document was circulated within the Party in advance of its 4th Congress, where many of the contradictions in the current line struggle within the Party came to a head. It is published here to give context for the ongoing line struggle.

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There currently exists a contradiction within the Revolutionary Communist Party. In the process of preparing for this Congress, the contradiction has made itself apparent. We welcome the opportunity provided by the Congress to debate this line and to unify the Party around a better perspective and better style of work. The resolution of this contradiction will allow us to become truly integrated with the masses.

This contradiction currently centres around three political questions: Proletarian Feminism and the Trans Question; the Mass Line, Mass Organizations and the Small Movements; and Workplace Organizing. We believe the positions put forward by the FFPR Montreal and by the Montreal chapter on these questions to reflect erroneous perspectives which have held back the Party’s growth and expansion and we intend to debate them at the upcoming congress. It is our contention that the differences over these political questions constitute a single contradiction, a line struggle, between the ideas of the old leadership group on the one hand and newer styles of work that have been advanced in the last half-decade on the other.

Proletarian Feminism and the Trans “Question”

The politics of the document put forward by the Comrades from the FFPR Montreal are non-Maoist, mechanistic, Marxist Feminism – a relic of the 1970s heavily influenced by petty-bourgeois Radical Feminism. The FFPR in Montreal has substituted Proletarian Feminism for Radical Feminism, changing only its name but not its content. In so doing, they have not only missed out on an important advancement in the struggle against capitalism and patriarchy, they have actually sided against trans people. Communists are supposed to be tribunes of the oppressed. However, comrades adopting this perspective have made themselves complicit with gender-based oppression of trans comrades.

It would be a mistake to treat the oppression of women in general as identical to the oppression of trans people. The two are different in character and in the dynamics internal to them. That difference does not negate the existence of systematic oppression of trans people, nor the ways in which the two are related, overlap and reinforce one another. A feminism which does not take this into account, and worse one which reduces trans people to practitioners of a postmodern subjectivism, holds itself back from an important avenue of struggle against patriarchal oppression. Such a line would also unjustly preclude us from organizing any potential trans comrades, not to mention anyone sympathetic to the struggles of trans people, who are disproportionately poor and working class, and their allies.

The error here does not just pertain to trans people. One of the great advances of MLM is identifying that ideas can become a material force when they are put into practice. It also identifies the need for the continuation of class struggle under socialism, not least of all against the ideas of the old society, which remain partially intact among the people and, when practiced, become a material force which can undermine the new society. When the document specifies argues that: “the very idea that the proletariat can take power and leave in place the oppression of women is nonsense,” it fails to integrate an MLM perspective on building socialism. To imagine that sexism would not be reproduced under socialism is not only a fantasy, it is against the historical experience of building socialism. The FFPR fails to integrate the advancements made both by MLM and Proletarian Feminism in understanding the question of women’s oppression. It gives the impression, intentionally or not, that we do not think we will have to struggle against gender-based oppression after establishing socialism. Proletarian women and trans people will surely see this as a grievous error, one which will often preclude them from rallying to the party.

The Mass Line

At the last congress, the CC identified in its assessment of the previous work that, particularly in Montreal: “It is like if we were not able to grasp and apply the through meaning of the direction we nevertheless stand for with a lot of conviction in the Chapter 13 of our Programme (“Unleash the fury of the masses as a mighty force for the revolution”) and like if we are paralysed by the thoughtless fear of economism. This prevents us from really act as a people’s vanguard.”

Lest we forget that the Party, despite proclaiming itself the Vanguard, has been virtually absent from all of the major struggles of the Canadian working class in recent years. We here can include: Occupy, The Maple Spring, Idle No More, and Black Lives Matter. While our practice is improving, we should be a leading force in these movements. We are not.

We believe that our failure to engage the masses concretely is due to a fear of economism inherited from the worst practices of the Marxist-Leninist movement of the 1970s. This same fear of economism has produced a style of work which has cut the Party off from the masses. In practice, organizations and campaigns which should have a mass or intermediate character are conceived of as subordinate units of the Party, organizationally subordinated to the Party, rather than groups which should have their own internal democracy and where the Party should exert political leadership. In our internal documents these mass organizations are referred to as “small movements,” which we believe constitutes an erroneous conceptualization of the role of mass organizations vis-à-vis the Party.

In practice, the expansion of the RSM – an intermediate organization with its own internal democratic structure and where the Party wields tremendous political influence, and indeed where most of the organizational leadership is made up of Party supporters – has allowed the Party to expand across the country in a way that would have been impossible by other means. This has allowed us to rally comrades who would not have joined the Party from the outset, and to win them to our perspectives by applying them to concrete political questions.

In this way we have gone from having no presence in the Prairies or the Maritimes just two short years ago, and now have both RSM chapters and RCP OC’s in Halifax, Charlottetown, and Saskatoon. This is without considering the other cities in Ontario where similar processes happened – Sudbury and Peterborough.

The development of the RSM shows our perspective to be correct. Initially formed in 2012 in Montreal to respond to the Maple Spring, the initial incarnation of the RSM was a failure. Comrades from Ottawa advanced a criticism that the level of political unity required to join the RSM was too high: there was no reason why someone would get involved in the RSM and not the Party. It was only after the style of work advanced in Ontario was adopted by the comrades of the RSM in Montreal in 2014-2015 that the RSM grew and became self-sustaining. The methods advanced by the old leadership group in Montreal were incapable of drawing new forces into the orbit of the party, and they were incapable of conceiving how organizations could exist under the political rather than organizational leadership of the Party.

We believe that the “Short thesis on the construction of the small-movements” is an affront to a Maoist understanding of the mass line. Instead of synthesizing and building on the experiences of the Party’s expansion throughout Canada, the document harkens back to the former, incorrect conceptions and methods of work. Particularly egregious are the theses which state that the creation of a centralized RSM was an accident not to be repeated (#10), that the “small movements” are used to avoid line struggle internal to the Party (#17), that the internal democratic structures of the “small movements” constitute a breach of democratic centralism (!!!) (#19), and that the Party has had difficulty recruiting from and exercising political leadership over chapters of “small movements” (#27). We think that this entire resolution is incorrect, and we urge comrades to vote against it. It is only through a correct understanding of the mass line that we can actually concretize our politics and expand.

Workplace Organizing

The same fear of economism identified above manifests itself in the conception of how workplace organizing fits into the process of building the revolutionary movement, and here combines with an incorrect understanding of labour history to produce a perspective which precludes a potentially fruitful area of mass organizing.
It is true that when workplace struggles stop short of abolishing capitalism – which undoubtedly is the vast majority of them – what’s left is at best a reform, an economic gain for the proletariat. Workplace struggles are not unique in this regard, though – any struggle, for example the struggle to prevent the racist PEGIDA from organizing will ultimately result in a gain for the proletariat which is not total. This is obviously not enough to preclude that kind of work, provided it is carried out correctly, in a way which build the objective forces of the revolutionary movement and increases the subjective appreciation of the situation among the workers being organized. The decisive factor here is the presence of the party and the revolutionary united front as active participants in the struggle, and the recruitment of the organized workers to the revolutionary movement.

Furthermore, while it is true that the current unions are yellow unions, are class collaborative unions, it is incorrect to say that unions are necessarily class collaborative in nature. The fundamental site of class conflict under capitalism is still the workplace: it is the location where surplus value is literally pumped out of the working class. In the process of production, struggles over the appropriation of surplus value (conscious or not) spontaneously arise. Unions are not signs of class collaboration, but rather represent the organized manifestation of the natural spontaneous class struggle that emerges out of the process of production itself.

The proposal put forward in “On revolutionary or “red” unionism” actually represents the worst of all possible choices on this question. It limits intervention in workplace struggles to propaganda actions, and effectively cedes the leadership of workers-as-workers to reformists and revisionists. The conditions for concerted workplace organizing are better than they have been in years, and the reformists are unable to capitalize on these conditions: there is no reason why we should not.
The communist movement in Canada had a great deal of success historically in organizing workplaces, even during a time when labour unions were formally legalized. The idea that legal unions are necessarily class collaborative is not born out by history: unions were legalized in Canada in the late 1800s, and the decisive shift towards reformist unionism did not begin until 1945 with the passage and embrace of the Rand Formula.

It is possible, at this early stage in the development of the RWM, that workplace organizing is not the most viable course of action, but at the same time, to preclude it at this early stage would be an error as well. In any case, the arguments presented against this do not do justice to the history of communist union organizers in Canada or to the position in favour of workplace organizing as it’s been presented.

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We believe that the disagreement over the positions presented here constitute a contradiction within the Revolutionary Communist Party, between the ideas of the old leadership group, and new practices. We urge comrades to break with these old ideas, and embrace new ideas and practices which will carry the party forward as we advance in our current stage of the plan.

Statement of support for the Central Committee

Over the past week, sections of the PCR-RCP have engaged in internal discussion and debate over the current situation in the Party. Sections were asked by the Central Committee to either affirm or deny support for the current legitimate leadership of the Party. The following sections have voted unanimously in support of the legitimacy of the current leadership of the PCR-RCP, and the current Central Committee’s ability to lead the Party. We want to emphasize that these votes do not indicate support for one side or another in the ongoing line struggle, but rather represent support for the unity of the Party and the legitimacy of its elected leadership.

RCP Saskatoon Branch
RCP Sudbury Branch
RCP Ottawa Branch
RCP Peterborough Branch
RCP Toronto Branch
RCP Hamilton Branch
RCP Kitchener-Waterloo Branch
PCR Quebec City Branch
RCP-OC Winnipeg
PCR-CO Outaouais
PCR-RCP Rectification Project Montreal
RCP-OC Wolfeville
RCP-OC Halifax
RCP-OC Charlottetown

-PCR-RCP Secretariat

On the PFF and the Oppression of Women

This document was submitted to the Fourth Congress of the PCR-RCP in November 2016 by some comrades from the FFPR Montreal. While it was rejected at the Congress, we republish it here to give context for the ongoing line struggle.
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The analysis of the specific oppression of women is historically crossed, in theory and practice, by two irreconcilable conceptual currents: the materialist current and the post-modern current (queer). These two currents do not identify the same social contradiction at the root of women’s oppression: materialists highlight the contradiction between men and women, while queer feminists consider the contradiction between the individuals who perform gender normatively and individuals who perform gender in a transgressive manner.

Proletarian feminism is a theoretical and practical materialist framework. However, as Marxists, proletarian feminists do not address the oppression of women from the same analytical framework as that used by radical materialists feminists, which conceived the contradiction man / woman as a relationship between a exploited class and an exploiting class. On the contrary, proletarian feminists believe that women’s oppression does not benefit men as a whole, but rather it benefits the ruling class, and that the contradiction man / woman is subordinated to the contradiction between the proletariat and the bourgeoisie.

The Proletarian Feminist Front (PFF) adopts a proletarian feminist conception of the oppression experienced by women. The existence of this small movement generated by the Revolutionary Communist Party (RCP), based on the firm belief that the seizure of power by the working class cannot occur without the participation and the leadership of women, who make up the majority of the working class, and that women’s liberation is inseparable from the socialist revolution.

These arguments will be developed in the arguments below. First, radical materialist feminist conceptions will be considered and opposed to postmodern conceptions (queer). Then the proletarian materialist feminism – which, being materialistic, also rejects queer conceptions – will be distinguished from materialist radical feminism. Finally, once the theoretical foundations of the proletarian feminism will be exposed, the purpose and the tasks of PFF be recalled.

A) Radical Materialist Feminism VS queer feminism

1. Radical materialist feminists as queer feminists reject “sexual difference” based on biological essentialism. In fact, science has shown that human behavior escapes the biological determinism, both at the neurological level and the hormonal levelI.

2. Radical materialist feminists, like the queer feminists, analyze gender as a social construction. But, the latter introduce the concept of gender, a heteronormative social construction that is superimposed on sex and, by extension, supplants it’s in their analysis. According to their understanding, gender is chosen individually and freely, either by accepting the binary standard, either by transgressing voluntarily this standard. This means that to be a man, a woman, or belong to a gender group that does not fall into this binary division, depends on agency.

3. On the contrary, radical materialist feminists believe that being a woman or being a man is the result of an inculcation made throughout life that is called socialization.

4. For radical materialist feminists, this socialization is the product of social gender relation, within which the class of men exploits the class of women. This operation is induced by the existence of patriarchy, understood as a mode of production.

5. For queer feminists, what determines gender identity is its performativity, that is to say, repeated practice of gender norms. Gender is not the product of a social relation, but rather a relationship of power. Indeed, in the post-modern paradigm, power is not concentrated in a class or in the state apparatus of this class. It is rather distributed diffusely across all institutions and individuals who make up society. Power is what both produces and represses subjects. For example, the heteronormative family is a unit of power that usually produces men and women called on to maintain heterosexual relationships, which traps these individuals in rigid gender roles of male and female. On the other hand, these individuals are in turn power units that choose to either comply with the standard or subvert it by transgressing the rules in order to transcend the repression of their own subjectivity. This last process is what is called agency or self-practice. For queer feminists, it is the study of the standard (the norm) that allows individuals to have a normative or transgressive performance of gender, regardless of the socialization to which they have been exposed.

6. Thus, queer feminists put the contradiction between the normative performance of gender (cisgender women and man, heterosexuals women and men) and the transgressive performance of gender (transgender women and men, queer, gay women and men, bisexuals, pansexual, non-binary people “gender neutrals”, “gender fluid” berdaches, drags, etc.)

7. For radical materialist feminist, the contradiction is rather between two separated and hierarchized social groups called man and woman. The perpetuation of male dominance is caused by a socially constructed order. They consider that the male / female division was established on the basis of the anatomical difference between the sexual organs as perceived at birth and reproductive functions (biological and social) that are distinct and systematically associated with them. The body is constructed by the social world as a gendered reality that finds its ideological justification “in the natural order of things.”

8. Radical materialist feminists believe that work is the main object of gender differentiation and prioritization. Indeed, it is the domestic work which is the economic and social base of the patriarchal oppression of women. The sexual division of labor organizes the distribution of wealth and social status in favor of men. For example, domestic work assigned to women is disqualified compared to paid work.

9. For queer feminists, labor is not the main object in the issue of the oppression of women, or rather, people oppressed by gender. For them, it is sexuality that is relevant. Here, sexuality includes the construction of gender identities which are indivisible of sexual orientation and sexual practices. Male domination, as social gender relation, is then replaced by the heteronormative prescription as gender power relation. In this sense, for the queer feminists, heteronormativity deletes natural similarities between individuals designated as male or female strength and forces the repression in men of their “feminine” traits and women, their “masculine” traits these traits (physical or behavioral) corresponding to the idea we have of what masculinity and femininity.

10. In contrast, radical materialist feminists, when they address the issue of sexuality, still analyzed it through the prism of the sexual division of labor. Sex is designed as a work done by women and owned by men. Femininity instilled as an expression of vulnerability and the subjugation of women in order to meet the sexual desires of men. With respect to heteronormativity, it derives from the sexual division of labor that assigns different tasks to men and women and who wants them to be “naturally complementary.”

11. While the radical materialist feminists want to abolish gendered roles established on a socially constructed binary, queer feminist favor the multiplication of categories of persons not covered by gender norms, and therefore the perpetuation of the differentiation that inevitably behind a hierarchy.

12. The radical materialist feminists do not linger in philosophical discourse on subjectization, but rather on the observation of social practices and material conditions in which women evolve.

13. For queer feminists, it is sufficient to define oneself and to have a constantly performed activity in correspondence with this self-identification to reverse the gender norm. This is an individualistic approach.

14. On the contrary, for radical materialist feminist, the class of women must collectively wage a political struggle against the class of men.

B) Proletarian materialist feminism VS Radical materialist feminism

i) Points of convergence

15. Proletarian feminism, as radical feminism, rejects queer theory because it derives from postmodernism. Its articulation with materialism cannot occur without tension because it is intrinsically idealistic. Materialists and postmodern approaches are, in many respects antagonistic. The Queer theoretical perspective is alien to Marxism and is expected to remain so because it is bourgeois.

16. Proletarian feminism, as radical feminism, identifies a contradiction between men and women, and rejects the idea of a contradiction between individuals with a gender normative performance and individuals with a transgressive gender performance. As radical feminism, proletarian feminism conceives gender as a social construction. The latter is generated by a differentiated and hierarchical socialization between men and women. Socialization is based on the appearance of the genitals observed at birth.

17. Proletarian feminism, as radical feminism, is interested in labor as being at the root of women’s oppression.

18. Finally, proletarian feminism, as radical feminism, pursues the goal of the abolition of gender roles, unlike queer feminism which by liberalism, calls for the proliferation of gender identities and individual freedom to choose one here and now.

ii) The divergence

19. The Radical feminist analysis as a whole, is not compatible with Marxism, because it conceives the present society as patriarchal, that is to say as being controlled by men as a whole, or at least, to be managed in the interest of all men. On the contrary, Proletarian feminism argues that the oppression of women, as important as it is, does not benefit the people as a whole, but to the bourgeoisie. If male dominance in society is undeniable, it is wrong to claim that all the men hold power.

20. Marxism analyzes the capitalist mode of production from the point of view of material interests of different classes. Radical materialist feminists wanted to give a materialistic basis, modeled on Marxism, to the theory of patriarchy by claiming that there is a domestic mode of production. All women, regardless of their class affiliation, constitute a single class including domestic work would be despoiled by the class of men.

21. Proletarian Feminists believe that the relationship between men and women cannot be considered analogous to the relationship between capitalists and workers. Exploitation and oppression are two different phenomena. Domestic work done by the proletarian women does not allow their proletarian comrades to accumulate capital. In wage labor, every minute saved by workers is a minute lost for the profits of the capitalists. In domestic work, men do not require of women to prepare more meals and do more laundry as they have the physical ability to do more. In wage labor, machines that could improve the lot of the workers but do not serve to increase profits are not introduced in the work process. In domestic work, the introduction of machinery and new products that improve women’s living conditions is not fought against by men. Time spent on education and care of children is not a job that benefits the proletarian men; the absence of a man does not reduce the workload of the many single mothers who raise their children alone. It is capitalism that imposes, by the privatization of this work, long grueling hours to women. Those who benefit from the work of women are the same who benefit from the work in general: the capitalists. This work of reproduction allows them to have workers fed, bleached and healthy, ready to get to work each day. The capitalists do not socialize all the work of reproduction because it would hurt their profits by causing considerable costs. To facilitate the reproduction of labor power, the bourgeoisie has retained an existing institution, the family – in which women were considered inferior – while transforming and subordinating its relations of production. Thus sexism is reproduced in the present society and generates inequalities between men and women, particularly with respect to the sharing of domestic tasks.

22. Some radical feminists do not separately analyze class relations and gender relations. But they analyze conjointly the individual interest of every man to be served at home by a woman and the collective interest of the ruling class to perpetuate the sexual division of labor – which assigns to women the majority of domestic duties and their extension in the wage world.

23. For proletarian feminists, domestic work does not represent an antagonism of interests between men and women of the working class. To be less exploited than women does not mean exploiting them. The proletarian men do not have a vested interest in maintaining the privatization of reproductive work. They would lose nothing with socializing this work.

24. Radical feminists argue that the patriarchal mode of production is also socially structuring, if not more than the capitalist mode of production. Proletarian feminists, as Marxists, believe that this analysis is wrong.

25. Indeed, one might say that the family, the root of domestic work, has the same historical weight, political and economic that the capitalist market? The market and the accumulation of capital done and redone and all aspects of the world in which we live; have caused wars and famines, literally transformed the landscape, created cities, destroyed and recreated monarchies, dictatorships, democracies; created the conditions for the mass entry of women in industrial work; created education and universities. The family did not have in world history this dynamic of progressive and in the same-time-that-destructive role. Rather, it is an institution that contributes strongly to the survival of capitalism, without constituting one of its reasons for being. The organization and carrying out of domestic tasks depend on the prior existence of industrial production, its products and its impact on the division of labor. When the needs of capitalist accumulation change, major changes may take place in the family, while the reverse is not true. The expanding capitalist economy needs the female workforce – and now millions of women join again the strength of labor. Capitalism needs a more educated workforce? – The children all go to school instead of going to the factory. In periods of crisis, it is even more striking. In peacetime, bourgeois ideology states that the family home is the only place where you can develop balanced human beings. Arrive a world war and capitalist send men per million in the killing fields and women by the millions to the factory to replace the work of men workers. The family as life is destroyed until the end of the war. In short, capitalism needs the family, but the family in last ultimately subordinated to it.II

26. Proletarian feminism, unlike radical feminism, analyzes the man / woman contradiction as a non-antagonistic secondary contradiction, a contradiction among the people. Proletarian feminism considers that the contradiction between the proletariat and the bourgeoisie is the main social contradiction. The oppression of women is subordinate to the class struggle.

27. Unlike radical feminists, proletarian feminists therefore consider that there is no possible unity between the proletarian women and the bourgeois women, but there is one among the proletarian women and proletarian men, despite the persistence of sexist attitudes among the people. It is in the interests of the proletarian men to participate in the struggle against sexism and women’s oppression. In all countries, women make up a significant portion of the workers. The very idea that the proletariat can take power and leave in place the oppression of women is nonsense. This idea suggests that millions of workers, having engaged in a struggle without mercy to overthrow the bourgeoisie – struggle involving all the transformations of consciousness that arise from this kind of experience – subsequently decide to maintain the oppression of women. A takeover by the workers if the majority of the proletariat is ignored is not one. This does not mean that after the seizure of power, the millennia gender bias and contempt towards women will disappear suddenly. It only means that the elimination of the material basis of oppression, coupled with the revolutionary consciousness of millions of women and men, will weaken this oppression will begin its rapid decline to disposal.III

iii) For a proletarian feminist small-movement

28. PFF was formed on the basis of the recognition of the objective existence of a contradiction between men and women, and the need 1) to organize proletarian women for revolution, and 2) combating sexism now in order to form a genuine alliance between the men and women of the proletariat.

29. The fact that the PFF is for women – the oppressed group that justifies its existence – does not reproduce the oppression of minorities that are also oppressed,  categories that have a material existence in society (gay, trans people, racialized people, etc.), or whether strictly ideological categories, such as those advanced by the queer. The fact that only the word “women” is used in chapter 8 of the RCP program and in the Manifesto for a proletarian feminism is in nothing problematic. There is no need to add phrases from the queer feminism like “people oppressed by gender,” “non-binary people” or “non-male”. That would betray the mission of PFF. Indeed, queer feminism occults the oppression of women. It claims that by changing the words and ideas, we change the material world, denying that gender roles continue to exist objectively. The queer feminism, through the promotion of agency, ends up erasing the need for the collective struggle for emancipation of proletarian women.

30. Proletarian feminists recognize the objective existence of trans people, but understand their situation as being determined by the man / woman contradiction, and not an imaginary contradiction between normativity and gender transgression. Socialization engenders gender roles through all the ideological apparatus of the bourgeois society. However, this socialization is not performed consistently and uniformly on all individuals, since the pressure of the different social environments is not the same everywhere. Trans people do not violate or do not subvert gender or gender roles; they simply change sides. Note that men are also subject to the requirements of the roles associated with their dominant sex that was assigned at birth. This can cause serious malaise that can explain men transsexuality, causing them to expose themselves to gender-based violence experienced by women.

31. The oppression of trans people by supposedly cisgenderIV women is a divisive invention of the bourgeoisie. Even a woman who would match perfectly the female gendered roles would still be a dominated woman who would not have chosen her sex, but for which society would have assigned one that would maintain her in a inferior position. That said, there are no women or men in perfect correspondence with the gender roles incumbent on sex because sex is socially constructed.

32. This to say that the PFF considers the oppression experienced by trans people and homosexuals, while conceiving these oppressions as arising from the contradiction between men and women. Homophobia and transphobia are extensions of sexism.

33. PFF says that the revolutionary organizations and the revolutionary people must also act against the effects of the oppression of women in daily or organizational life.

34. In conclusion, the PFF advocates for the emancipation from the sexualisation of bodies and gender roles that result from it. Communist classless society will be marked by genuine equality among individuals who will not be placed in categories of sex and will be able to freely express their preferences.

35. The RCP, as communist vanguard, gives to proletarian women’s movements (against sexual exploitation, sexism, etc.) its full support, while placing this support in a political work to make these movements aware of their natural surroundings – that is class struggle – and thus to qualify them for the revolutionary struggle.V What should be the attitude of the communist vanguard vis-à-vis the bourgeois and petty bourgeois feminism, queer feminism and radical feminism? An uncompromising criticism of their anti-proletarian character.

PFF Comrades from Montréal

NOTES:

I.    We rely on the writings of theorists like: Catherine Vidal, Joëlle Wiels, Gaid Le Maner-Idrissi, Pascal Picq, IE Sommer et al, KM Bishop and D. Walhsten, SJ Gould, D. Benoît-Browaeys, etc.

II.     Extracted almost entirely taken from the text “Do we live in a patriarchal society? Who benefits oppression? “By John Mullen.

III.     Idem.

IV.    According to queer feminism, cisgender people are those whose gender identity matches the gender that was assigned at birth based on the appearance of their genitals. In other words, it is the great majority of individuals.

V.    Excerpt almost entirely with the text “La flèche et la cible” by the prisoner’s collective of the Fighting Communist Cells (CCC).

Réponse à la déclaration du district de Québec

Récemment, le District du Québec du PCR-RCP a fait une déclaration sur l’expulsion de quatre membres de Montréal. Le Comité Central dénonce cette déclaration et la déclare nulle et non avenue. Le Comité Central considère que les quatre membres sont effectivement expulsés.

Pour ceux qui ne seraient pas encore au courant des circonstances autour de l’expulsion de ces quatre membres : le 4 mars dernier, le PCR-RCP a tenté d’organiser un lancement pour le livre « Continuity and Rupture » de J. Moufawad-Paul à la Maison Norman Bethune. Pendant le lancement, il eut une altercation physique qui mit fin à l’événement prématurément. L’altercation fut entre les quatre membres de la branche de Montréal d’un côté et trois supporters maoïstes de l’autre. Les trois qui ont été attaqués on été marqués comme des « éléments anti-Parti » par le branche montréalaise – évaluation que le Comité Central ne partage pas et qui ne fut pas émis par l’organisation comme entité. Alors que le lancement prenait place, les quatre membres du Parti sont entrés par grand éclat dans la Maison Norman Bethune afin de s’attaquer aux trois individus catégorisés « anti-Parti » et les ont été éjectés de force en dépit des protestations de l’auteur du livre et des membres de l’audience. En aucun moment ces trois individus ont tenté de perturber la tenue de l’événement. Les lunettes de l’un des trois individus furent même délibérément écrasées et cassées. Ces derniers furent escortés et injuriés, ceci incluant des insultes chauvines. Les quatre membres ont subséquemment été expulsés par une décision du Comité Central.

De retour sur la déclaration du District du Québec au sujet des expulsions, nous souhaitons attirer l’attention sur plusieurs questions :

Premièrement, dans la déclaration, le District du Québec renverse la décision du Comité Central d’expulser les quatre membres. Le District du Québec est aucunement en position d’autorité leur permettant de renverser les décisions du Comité Central. Les quatre membres sont sans aucun doute expulsés du PCR-RCP. Tous les membres et les sympathisants sont tenus à respecter ces expulsions. Nous notons, qu’en dépit d’accusations du contraire, ceci fait partie d’un schéma alarmant de comportements où le District du Québec du PCR-RCP, malgré le fait qu’il n’a ni la majorité du membership, ni la majorité des positions de leadership, tente de se substituer au Centre du Parti. Une telle situation n’est pas soutenable dans un Parti opérant sous le centralisme démocratique.

Deuxièmement, la déclaration suggère que dans le développement de la lute de ligne ce qui est à l’ordre du jour c’est « la conception marxiste-léniniste-maoïste du travail de masse, de la ligne de masse et du féminisme prolétarien, … la centralité ouvrière, de l’action révolutionnaire dans un pays impérialiste comme le Canada et de la stratégie de la guerre populaire prolongée ». Nous rejetons cette conception et accusons que cela est l’esquisse d’un portrait délibérément malhonnête de la nature du débat de ligne : le PCR-RCP est uni sous les notions de la centralité ouvrière, de l’action révolutionnaire dans un pays impérialiste comme le Canada et de la stratégie de la guerre populaire prolongée. Cependant nous réaffirmons que la lute de ligne est au sujet des conceptions de la ligne de masse et spécifiquement sur le sujet du féminisme prolétarien, de la libération trans, du travail du sexe et des orientations du Parti envers les syndicats.

Troisièmement, la déclaration fait référence à une « clique anti-Parti » qui aurait pris contrôle du PCR-RCP, et qui aurait pris à cœur la mission de rejeter les conceptions du PCR, le Programme et sa pratique. Nous trouvons que cela est une déclaration absurde et condamnable. En effet, il semble que le District du Québec marque tout le monde avec qui il n’est pas d’accord comme étant « anti-Parti ». Le Comité Central duquel 9 de ses 11 membres seraient dans cette « clique » ainsi que 80% du membership du Parti demeurent dévoués au PCR-RCP, aux concepts généraux contenus dans son Programme et à une pratique maoïste correcte historiquement caractérisé dans le travail du Parti. En même temps, en dépit d’un commun accord sur les conceptions stratégiques ainsi que les idées contenues dans le Programme, nous relevons que certains aspects du Programme nécessitent une mise à jour et un dépassement : le Programme tel qu’il l’est a 10 ans alors que notre pratique s’améliore depuis 10 ans. Ceux qui s’opposent à examiner les limites du Programme après 10 ans le font avec une profonde arrogance anti-masses ce qui, pour être honnête, ne pourrait être plus détachée de la réalité et des profonds courants du capitalisme depuis 2006. Qui plus est, contre les charges où la clique anti-Parti aurait pris le contrôle du Parti, nous dénonçons la soit-disante « direction historique » telle qu’identifiée et critiquée à notre Troisième Congrès comme tentant de prendre le contrôle de la direction du Parti par une méthode antidémocratique et illégitime à l’extérieur des structures légitimes de leadership dans le Parti.

Nous sommes confiants que ce ne sont pas tous les supporters du PCR-RCP à Montréal qui partagent les perspectives du BO du Québec. Tant que le BO du Québec ne fait qu’obstruer toute tentative du leadership de contacter les supporters du Parti à Montréal, nous faisons appel à tous les supporters du Parti à Montréal qui reconnaîssent le légitime leadership et structure du Parti de tendre vers nous à cette adresse :

En conclusion, le Comité Central réaffirme sa légitimité de mener la direction du Parti. Nous réaffirmons que les quatre membres sont expulsés. Nous condamnons le District du Québec de tenter de saboter le centralisme démocratique du PCR-RCP. Nous faisons appel à tous les supporters du PCR-RCP de se rallier derrière le leadership bien-fondé du Parti et des conceptions maoïstes légitimes et de continuer à œuvrer à bâtir la Révolution au Canada.

– Le Comité Central du PCR-RCP

Response to the Statement of the Quebec District

Recently, the Quebec district of the PCR-RCP made a statement on the expulsions of four comrades from Montreal. The Central Committee denounces this statement, and declares its contents to be both false and void. The Central Committee considers the four comrades to be expelled.

For those who have not yet been made aware of the circumstances around the expulsion of the four members: On March 4th, the PCR-RCP attempted to hold the book launch of J. Moufawad-Paul’s Continuity and Rupture at Maison Norman Bethune. During the book launch, there was a physical altercation that ended the event prematurely. The altercation occurred between four members of the Montreal branch of the PCR-RCP on the one side, and three other PCR-RCP supporters on the other side. The three who were attacked have been branded “anti-party elements” by the Montreal branch, an evalutation that the Central Committee does not share and which was not made by the organization as a whole. In the midst of the presentation, four party members stormed into the Maison Norman Bethune, physically assaulted the three individuals classified as “anti-party”, and forcibly ejected them despite the protests of the author and others in attendence. At no point did any of the three individuals attempt to disrupt the book launch. One of these three individuals had their glasses stomped on and broken. They were all followed to the nearby Metro station and called a variety of names, including some chauvinist slurs. These four were subsequently expelled by decision of the Central Committee.

Turning now to the Quebec District statement surrounding the expulsions, we wish to draw attention to several issues:

First: the in the statement, the Quebec district overturns the decision of the Central Committee to expel the four comrades. The Quebec district, in no uncertain terms, does not have the authority to overturn decisions of the Central Committee. These four individuals are, without question, still expelled from the PCR-RCP. All Party members and supporters are required to uphold these expulsions. We note that, despite accusations to the contrary, this is part of an alarming pattern of behaviour where the Quebec district of the PCR-RCP, despite having neither a majority of members nor leadership positions, attempts to substitute itself for the Party centre. Such a situation is not sustainable in a Party operating under democratic centralism.

Second: the statement suggests that in the developing line struggle what is at stake is “the MLM conception of mass work, the mass line, and proletarian feminism… the centrality of the working class, revolutionary action in an imperialist country, and the strategy of protracted peoples’ war.” We reject this conception, and charge that it is a deliberately dishonest portrayal of the line struggle: the PCR-RCP is unified on the centrality of the working class as the makers of revolution, and we are unified on the strategy of PPW. We re-assert that the line struggle is about: conceptions of the mass-line, and specifically: proletarian feminism, trans liberation, sex work, and the Party’s orientation towards unions.

Third: the statement makes reference to an “anti-party clique” which has taken control of the PCR-RCP, and which has made its mission the rejection of the PCR-RCP’s conceptions, Programme, and practice. We find this to be an absurd and condemnable statement. Indeed, it seems that the Quebec District labels anyone who disagrees with them as “anti-party”. The Central Committee -of which 9 of its 11 members supposedly belong to this “clique”, alongside 80% of the Party’s membership- remains committed to the PCR-RCP, to the broad conceptions contained in its Programme, and to a correct Maoist practice which has historically characterized the Party’s work. In turn, despite full agreement with the general strategic conception and outlines contained in the Programme, we note that there are aspects of the Programme which need improvement and updating: the Programme is, after all, over 10 years old, and our practice has improved during those 10 years. Those that oppose even examining the limits of the Programme after 10 years do so with a profound anti-mass arrogance, which, to be frank, is detached from reality and the profound shifts in capitalism since 2006. In turn, against charges that an anti-party clique has taken control of the Party, we charge that the so-called “historic leadership group”, as identified and critiqued at our Third Congress, is now attempting to control the direction of the PCR-RCP in an undemocratic and illegitimate manner from outside of the Party’s leadership structures.

We are sure that not all supporters of the PCR-RCP in Montreal share the perspectives of the Quebec OB. Insofar as the Quebec OB is obfuscating any attempt for the Party leadership to contact the supporters in Montreal, we call on supporters of the Party in Montreal who uphold the legitimate leadership and structure of the Party to reach out to us at: pcr.rcp.canada@gmail.com.

In closing, the Central Committee reasserts its right to lead the direction of the Party. We reassert that the four comrades in question are expelled. We condemn the Quebec district for attempting to undermine the democratic centralism of the PCR-RCP. We call on all supporters of the PCR-RCP to rally around the legitimate leadership of the Party, and legitimate Maoist perspectives, and to continue the work of building revolution in Canada.

-Central Committee, PCR-RCP

Communiqué du Parti communiste révolutionnaire (district du Québec)

(Montréal, le 11 mars 2017) Il appert qu’un communiqué sera publié, dans les prochaines heures sinon les prochains jours, pour annoncer «l’expulsion» de quatre camarades membres de notre parti dans la région de Montréal, sous prétexte d’un incident survenu le samedi 4 mars à l’occasion du lancement d’un ouvrage à la Maison Norman Bethune, quand trois éléments hostiles, qui n’ont cessé de mener une activité fractionnelle basée sur la diffusion de rumeurs et de mensonges et se sont exclus eux-mêmes du parti, ont été invités à quitter les lieux.

Le district du Québec du Parti communiste révolutionnaire condamne et rejette avec la plus grande fermeté cette décision illégitime, qui origine d’une clique qui s’est donnée pour mission d’en finir avec les prétendues «vieilles idées», les conceptions, le programme et la pratique forgées à travers 30 années de lutte pour établir un centre prolétarien authentiquement et pleinement maoïste au Canada.

Cette décision est d’autant plus illégitime qu’elle intervient dans un contexte où le parti est traversé par une importante lutte de lignes depuis maintenant plusieurs mois, apparue au grand jour lors de son plus récent congrès. Cette lutte de lignes touche une variété de questions, dont la conception marxiste-léniniste-maoïste du travail de masse, de la ligne de masse et du féminisme prolétarien, qui ont trait en dernière analyse aux conceptions stratégiques qui sont celles du PCR à propos de la centralité ouvrière, de l’action révolutionnaire dans un pays impérialiste comme le Canada et de la stratégie de la guerre populaire prolongée.

La «rupture» ouvertement souhaitée par la clique antiparti et ses supporters, c’est précisément une rupture avec ces conceptions et le retour à une ligne pragmatiste, qui abandonne toute initiative politique à l’ennemi et aux aléas du mouvement spontané et ouvre toute grande la porte aux points de vue révisionnistes et démocratiques bourgeois. L’«expulsion» de quatre camarades connuEs pour leur dévouement militant et leur défense éloquente du programme du parti, alors même que le débat est ouvert et censé se poursuivre au cours des prochains mois, témoigne de l’absence totale de principes des supporters de cette clique.

Conscient de sa responsabilité historique et déterminé à défendre l’intégrité du parti et de son programme, le district du Québec du PCR a donc rétabli les quatre camarades dans leurs pleins droits et pris les dispositions pour assurer la continuité de son travail, appliquer les décisions et les plans adoptés par son congrès et mettre fin aux activités fractionnelles et aux provocations ayant pour but d’affaiblir le programme du parti, de miner sa cohésion et d’écarter les militantes et militants qui ont été et sont au cœur de sa construction et de son développement idéologique, politique et organisationnel.

Dans les prochains jours et les prochaines semaines, des textes et contributions variées seront rendus publics, notamment sur le site Web pcr-rcp.ca et d’autres plateformes, qui permettront aux camarades de tout le pays, aux militantes et militants dédiéEs à la cause du communisme et aux partis et organisations maoïstes fraternels de prendre la mesure du débat, de s’en approprier les enjeux et de se joindre au combat pour incarner et matérialiser le maoïsme et les conceptions stratégiques qui en constituent le fondement.

Le district du Québec du PCR appelle l’ensemble des camarades du parti à s’unir autour de son programme, de ses orientations stratégiques, de ses plans et des décisions prises par son congrès depuis la fondation du parti il y a 10 ans. Alors que la bourgeoisie a déjà commencé à «célébrer» le 100e anniversaire de la glorieuse révolution d’Octobre en attaquant le communisme et l’idée même de la conquête du pouvoir par les masses prolétariennes, relevons le défi avec toute l’audace et la détermination qui caractérisent les prolétaires révolutionnaires! Déployons et faisons rayonner la propagande et l’action du parti partout et dans toutes les sections du peuple! Mobilisons-nous pour faire un succès du 1er Mai révolutionnaire – ce glorieux 1er Mai, qui n’est pas autre chose qu’une journée de lutte et de solidarité de notre classe, unie contre la bourgeoisie! Au combat, camarades!