Rechercher la vérité des faits: une réponse aux soi-disant ‘continuateur.e.s’

Réponse du PCR-RCP au texte « Nous sommes les Continuateur.e.s»

Le texte qui suit est une réponse au texte « Nous sommes les continuateur.e.s », produit par la clique des vieilles idées et diffusée à travers les chaînes médiatiques volées du PCR-RCP. Avant de rentrer dans les arguments, nous tenons à noter le fait que les soi-disant « continuanteur.e.s » ont désigné l’entièreté de l’organisation à laquelle illes appartenaient comme étant un « cancer » et nous considèrent donc à travers une contradiction antagoniste. Cette façon de faire nous ramène au type de sectarisme hérité du Nouveau Mouvement Communiste, qui ne devrait plus avoir de place dans notre mouvement. De notre point de vue, leur départ reste une décevant et nous espérons leur retour, mais nous ne les voyons pas comme un problème qui doit être effacé comme s’il s’agissait de fascistes. Pour mettre les choses au clair, nous ne répondons à leur texte virulent que parce qu’illes se sont permis de faire plusieurs énoncés qui sont soit faux ou des demi-vérités. Pour le reste, nous ne tenons pas à nous embourber dans une vieille pratique sectaire de salissage qui ne fait que distraire du travail d’organisation.

Le curieux titre, « Nous sommes les continuateur.e.s », vise clairement à associer la clique fractionnaire avec le Parti Communiste du Pérou (PCP) au moment du lancement de la Guerre Populaire. Le titre est une référence au « Nous sommes les initiateur.trice.s » du PCP. Illes auraient eu plus raison, en fait, s’illes avaient utilisé le titre original : certain.e.s membres de la clique des vieilles idées faisaient en effet partie du « leadership historique » du PCR-RCP qui a été derrière le lancement du parti et ont donc été essentiel.le.s à lancer le maoïsme au Canada. Nous n’avons aucun problème à reconnaître ce fait, et contrairement à leur fabrication de complots d’un « cancer d’Ottawa », nous ne projetons pas de péché originel dans notre passé. Certain.e.s membres des « continuateur.e.s » de Montréal ont posé les fondements de l’émergence du maoïsme contemporain au Canada; leurs contributions ne peuvent pas être niées. Et après leur expulsion, quand plusieurs opportunistes sont sortis de leurs tanières pour nous dire que « leadership historique » avait toujours eu tort, nous n’avons pas accepté ces critiques. Nous reconnaissons la contribution de ces ex-camarades mais, parce que nous comprenons l’aspect dynamique de l’histoire, nous comprenons aussi qu’il est possible que des camarades perdent leur chemin.

La logique de « Nous sommes les continuateur.e.s » est basée sur l’idée que puisque le PCR-RCP a été lancé à Montréal, c’est là que doivent être basé le leadership idéologique et pratique sur le parti. Nous tenons cela pour un problème, parce que, au-delà du lancement, en-dedans des cinq premières années de son existence le PCR-RCP s’est étendu hors des limites de Montréal et a intégré des militant.es d’Ottawa et de Toronto. Dans les trois congrès qui ont suivi cette expansion, dont le dernier a réuni des représentant.e.s des côtes Est et Ouest, ça n’a plus aucun sens de définir le PCR-RCP comme représentant seulement Montréal. De plus, les individus qui ont précipité la crise qui a mené les « continuateur.e.s » à rompre avec le reste de l’organisation (i.e. les individus qui ont mené l’agression physique à la librairie) étaient des recrues relativement récentes au parti qui ne sont pas du tout des « continuateur.e.s » mais qui représentent en fait une réelle rupture avec le parti tel qu’il était. Le fait que des éléments du « leadership historique » se sont portés à la défense de recrues qui ont tout juste été introduites au maoïsme, qui proviennent elles aussi du milieu étudiant universitaire (quoique qu’illes prétendent l’inverse), revient à un régionalisme étrange. Un petit groupe d’ex-cadres dans la cellule expulsée de Montréal sont peut-être les « initiateur.trice.s » mais leur base actuelle, surtout ceux/celles qui ont créé le problème au départ sont de très jeunes recrues ayant beaucoup moins d’expérience que les camarades que les « continuateur.e.s » appellent soudainement un cancer.

Mis-à-part nos conceptions différentes de la ligne de masse, il y a malheureusement une autre base à ce conflit qui est le fait que le « groupe dirigeant historique » ne monopolise plus le leadership. Cet état de fait est le résultat d’un processus que tout communiste devrait célébrer : le mouvement est devenu pan-canadien, des individus et des organisations se sont intégrées au mouvement de côte à côte, et donc lors du dernier congrès un Comité Central représentant la croissance nationale du PCR-RCP a été élu. Le « groupe dirigeant historique » qui sont de fait les « initiateur.trice.s » n’avait pas envisagé ce que cela voudrait dire de s’étendre à travers le Canada; illes ont présumé qu’illes garderaient le contrôle et que les autres régions, qui ne les connaissaient pas, continueraient à élire leur leadership. Le texte au grand complet des « continuateur.e.s » n’est rien d’autre qu’une plainte de la part du « leadership historique » concernant la croissance organisationnelle actuelle : le leadership historique, la clique des vieilles idées, ne veut plus faire la révolution à travers le Canada si ça veut dire qu’elle perd le contrôle sur le leadership du parti. Elle préférerait demeurer au niveau régional, au point de justifier les gestes de goon de leurs recrues Montréal en autant qu’elles restent fidèles au leadership historique.

Regardons un peu leurs arguments en lien avec leur expulsion du PCR-RCP à la lumière du jour : ce ne sont que des plaintes du « groupe dirigeant historique » qui n’est plus en charge parce que l’organisation s’est étendu au-delà de leur région; c’est une tentative de réassumer leur leadership, basé sur le souhait d’exister au-delà de la centralisation et de la critique et l’auto-critique.

Il y a cependant des difficultés à répondre à « Nous sommes les continuateur.e.s ». Premièrement, pour un texte aussi long, la clique des vieilles idées dit très peu de choses : le document fait plus dans le style que le contenu. Deuxièmement, le texte est plein de délusions conspiratoires paranoïaques qui, parce qu’elles n’ont pas de contenu ou de liens avec la réalité, sont difficiles à réfuter. Cela s’étend aussi à un autre texte, « Pour dissiper le brouillard », qui va encore plus loin en faisant passer le CC pour des comploteurs mesquins, et en se basant sur un nœud d’énoncés non élaborés et délusoires pour soutenir cette fantaisie. Troisièmement, on trouve tellement de mensonges à travers le texte qu’il serait impossible de tous les réfuter. Nous demandons aux camarades à être sceptique envers l’ensemble du texte; l’absence de réfutation ici à des points spécifiques du texte n’implique pas notre accord. Au lieu, le PCR-RCP s’attache ici à : répondre à certains des mensonges les plus éhontés, à réviser les supposées réfutations de la clique des vieilles idées quand aux critiques que nous avions adressées lors de l’annonce de leur expulsion; et enfin, à traiter de certaines des divergences politiques fondamentales qu’il y a derrière ce conflit.

Mensonges, maudits mensonges et « continuateur.e.s »

Premièrement, « Nous sommes les continuateur.e.s » part dans une tentative ridicule et franchement étrange de présenter le conflit actuel comme étant un conflit entre le PCR-RCP légitime, et un groupe d’ex-supporteur.trice.s du Social Revolution Party (Parti de la Révolution Sociale, SRP). La clique des vieilles idées accuse les partisan.e.s du SRP de s’être noyauté au PCR-RCP, d’être resté à l’état dormant pendant des années tout en maintenant une structure de leadership parallèle et une perspective politique secrètes, pour enfin émerger à la surface au dernier congrès et prendre le contrôle du leadership du parti. Bien que ce soit déjà tout simplement ridicule en surface, nous tenons à déballer ces énoncés un peu plus.

Pour l’histoire, le Social Revolution ‘’Party’’ (SRP) était une organisation ambitieuse mais mal-nommée, qui a été lancée en 2009. Elle avait une présence limitée à Ottawa et à London et Ontario. Après être entré en contact avec le PCR-RCP au G20 à Toronto en 2010, le SRP a entamé un processus de fusion avec le PCR-RCP, qui a culminé avec la création d’une cellule du PCR-RCP à Ottawa au début 2011. À l’époque, le PCR-RCP a publié une déclaration d’unité faisant l’éloge des membres du SRP pour leur « engagement révolutionnaire » et leur « riche expérience d’organisation, en particulier au sein de la classe ouvrière ». La déclaration faisait également l’éloge du concept de « mouvement d’action populaire » (MAP) pour avoir « apporté une contribution positive au débat sur la nécessité de lutter dès maintenant pour créer l’ossature d’un nouveau pouvoir populaire ». (www.pcr-rcp.ca/fr/1499) Suite au ralliement, le SRP a abandonné l’ensemble de ses anciennes positions – y compris les MAP – et a adopté sans question la ligne du PCR-RCP, fait pour lequel les ex-membres du SRP ont reçu des éloges lors du deuxième congrès du PCR-RCP. Les ex-membres du SRP – qui ne sont plus que trois dans tout le PCR-RCP – n’ont maintenu aucun type d’organisation parallèle : en fait, la seule continuation d’avec la ligne du SRP a été celle d’un document, intitulé « Une position communiste sur la démocratie bourgeoise et le système parlementaire », qui a été mise sous la forme d’une brochure par la cellule du PCR-RCP de Montréal et distribuée à la Maison Norman Bethune!

Avec cela en tête, il est tout simplement absurde de penser que le conflit actuel au sein du PCR-RCP a quelque chose à voir avec la fusion de 2010. Si c’était le cas, nous devons alors demander: 1) Pourquoi a-t-il été permis au SRP d’être intégré au PCR-RCP si son orientation politique était si « cancéreuse »? Cela ne représenterait-il pas une marque de pur opportunisme de la part du leadership traditionnel du PCR-RCP? 2) Comment se fait-il que la majorité de l’expansion du parti après 2010 partage les conceptions mises de l’avant par les ex-membres du SRP? 3) Comment est-ce que cette compréhension explique le fait que les sections de Toronto et de la ville de Québec, qui n’ont tout deux rien à voir avec le SRP et qui précèdent toutes deux le ralliement du SRP au PCR-RCP, continuent elles aussi de reconnaître le leadership légitime du PCR-RCP? Bref, la clique des vieilles idées ne peut pas répondre à ces questions, parce que ses prétentions ne sont rien d’autre que des délusions paranoïaques.

Deuxièmement, nous tenons à réitérer qu’il n’existe pas de soi-disant « District du Québec ». Il n’y a jamais de formation reconnue ainsi au sein du PCR-RCP : en fait, la création de l’entité dénommée « District du Québec » a été reconnue comme le début d’une formation fractionnelle, organisée autour de la « clique des vieilles idées ». Le « district du Québec » ne représente pas le PCR-RCP dans la province du Québec : il ne réfère qu’à un petit nombre de militant.es à Montréal et à Valleyfield. Rappelons également que la section du parti à Québec et les comités d’organisation à Montréal et à Hull reconnaissent toutes le leadership légitime du PCR-RCP. La prétention comme quoi des cellules auraient été ignorées dû à un supposé désintérêt envers la croissance du parti au Québec est au mieux spécieuse; pourquoi alors l’existence de ces cellules n’avait-elle pas été révélée au Comité Central avant l’expulsion des cellules de Montréal et Valleyfield? Nous réfutons également l’énoncé selon lequel la cellule de Montréal constituerait 50% des membres du PCR-RCP : quoique cela ait pu être vrai en 2014, ce ne serait vrai aujourd’hui qu’à condition d’exclure toute la croissance du parti qui a eu lieu après 2014. Nous maintenons que les sections expulsées constituaient environ 15% des membres du parti : un nombre significatif, mais avec beaucoup moins de poids que ce que les saboteurs laissent entendre. (Nous sommes dans l’incapacité de fournir une mesure exacte parce que la clique des vieilles idées refusait constamment de rapportait des chiffres concrets, donnant toujours des estimations vagues ne reflétant aucune croissance, et des promesses qu’une vague de recrutement majeur attendait au coin de la rue.) En fait, l’adoption du nom « district du Québec » n’est rien d’autre qu’une tentative cynique de faire d’un groupe isolé de saboteurs paraître moins isolé pour celles/ceux qui sont moins au courant, tout agitant cyniquement les tensions nationales au sein du PCR-RCP.

Troisièmement, nous rejetons l’affirmation qu’une « clique opportuniste » a pris le leadership du PCR-RCP. Nous tenons à rappeler que le Comité Central actuel a été élu au congrès de 2016 du PCR-RCP. Un membre du Comité Central a été expulsé pour son implication dans l’altercation du 4 mars à la Maison Norman Bethune, et un deuxième a démissionné. Le Comité Central restant est reconnu comme étant le leadership légitime par 85% des membres du parti : toutes les sections et comités d’organisation à l’exception de la clique des vieilles idées à Montréal et Valleyfield. Il est absurde de suggérer que cette supposée « clique opportuniste » a été capable de se bâtir une base, sans rencontrer d’obstacle, au sein du Mouvement Étudiant Révolutionnaire : des membres actuels de la clique des vieilles idées étaient également actifs dans le MER, ont participé à plusieurs congrès du MER, et ont seulement commencé à refuser de lutter politiquement pour leur perspective au sein du MER au cours de la dernière année. Les accusations sur les origines de classe de la soi-disant « clique opportuniste » sont absurdes et risibles : cette idée que le parti est démographiquement prolétarien à Montréal – la seule région où nous avons eu des professionnel.le.s  dans le parti! – et démographiquement petit-bourgeois ailleurs, est une prétention si creuse qu’elle ne mérite pas d’être traitée en profondeur.

Quatrièmement, sur le congrès de 2016: la clique des vieilles idées prétend que c’est à travers son activité dans le MER que la « clique opportuniste » a pu amassé des partisan.e.s au congrès. C’est catégoriquement faux. À travers leur activité dans le MER, plusieurs révolutionnaires ont été attiré.e.s vers le PCR-RCP. Plusieurs ont formé des comités d’organisation là où le PCR-RCP était absent, et d’autres ont rejoint des sections existantes du PCR-RCP là où il y en avait. Ça a été le cas y compris pour le parti à Montréal. Avant le congrès de 2016, le Comité Central précédent avait pris la décision de transformer tous les comités d’organisation en sections, afin de permettre la plus grande participation possible aux travaux du congrès. Les membres de la clique des vieilles idées ont endossé cette idée à l’époque. En fin de compte, la seule opposition qu’il y a eu au congrès sur le statut d’un délégué, ou sur la distribution des votes : le membre dont la présence était remise en question était de Montréal ! Voilà encore un autre mensonge dans la longue série de déformations de la « clique des vieilles idées ».

Cinquièmement, la clique des vieilles idées déforme la question de la relance du Partisan. Le Comité Central n’a jamais remis en questions la nécessité de prendre part à la propagande classique. Cependant, il était clair que la relance du Partisan sur une base provinciale au Québec représentait une tentative d’utiliser les ressources du parti pour préparer le terrain à la scission. L’histoire nous a donné raison sur ce point. Ce que le Comité Central a fait a été de réitérer les conclusions du congrès de 2014 qui constataient que la version format papier du journal Partisan était coûteuse en ressources et peu efficace; dans une proposition rédigée par le groupe dirigeant historique, y compris des membres de la clique des vieilles idées, nous avons été d’accord en 2014 pour re-situer le Partisan au niveau de la ville, alors qu’un Partisan centralisé paraîtrait sur le site web. Nous avons donc cru nécessaire de faire en sorte que le travail du soi-disant district du Québec aille vers cette conception du Partisan, plutôt que de répéter la pratique erronée que nous avons depuis abandonné.

Sixièmement, avec tout cela en tête, nous trouvons particulièrement étrange le fait qu’illes critiquent la récente tournée dans l’Ouest canadien – qui avait été approuvée par le Comité Central alors que les membres de la clique des vieilles idées y siégeaient encore, sans aucune objection de leur part – pour le motif qu’ « aucune diffusion parmi les masses ne fut planifiée ». Dans les faits,  un travail de propagande significatif a été entrepris dans chacune des villes que nous avons visité, accompli principalement par nos camarades dans ces endroits : la « poignée de contacts faits sur internet » dont se moque la clique des vieilles idées. Résultat, nous avons pu présenté la ligne du PCR-RCP à quelques centaines de personnes avec lesquelles nous n’avions jamais été en contact auparavant, ce qui a mené à la consolidation de contacts à Calgary, Edmonton et Regina, à la création d’un comité d’organisation à Winnipeg, et au renforcement du travail en cours à Saskatoon. Si la clique des vieilles idées pense que notre temps aurait mieux servi à diffuser au hasard quelques centaines de dépliants, grand bien leur fasse, mais avec une telle perspective ce n’est pas étonnant qu’illes n’aient jamais été capables s’étendre significativement au-delà des villes fondatrices. Ce qui est également ironique, c’est le fait que nous avons emprunté la même méthode que la clique des vieilles idées quand le parti a tenté sa première expansion en Ontario : à Toronto et à Ottawa, illes ont contacté des groupes d’activistes existants pour jeter les bases de l’expansion.

Enfin, la clique des vieilles idées fait valoir que le PCR-RCP rejette dorénavant la Guerre Populaire Prolongée (GPP) comme stratégie révolutionnaire, et qu’il rejette la nécessité d’un « parti », le rôle central du « prolétariat et des concepts tels que le « mode de production ». Illes sont incapables de donner quelle que ce soit de ces affirmations parce qu’elles sont tout simplement absurdes. Au cas où il y aurait confusion, le PCR-RCP continue de reconnaître la nécessité du parti pour mener la révolution, la centralité de la classe ouvrière dans la lutte révolutionnaire, et la stratégie de la Guerre Populaire Prolongée. La preuve la plus simple en est que nous continue de mettre de l’avant le programme du PCR-RCP : il figure sur notre site web provisoire. Ce ne sont là rien d’autre que des accusations sans fondement d’un groupe de saboteurs s’accrochant à n’importe quoi.

Malheureusement, nous n’avons pas l’espace pour traiter tous les mensonges figurant dans « Nous sommes les continuateur.e.s ». Nous espérons que nous avons pu bien illustré ici certains des exemples les plus éhontés, ce qui devrait permettre de prendre avec un grain de sel les autres affirmations de la « clique des vieilles idées ».

Des soit-disantes réfutations

La clique des vieilles idées aborde directement sept infractions spécifiques, lesquelles nous avions étayées dans notre notice d’expulsion. Comme nous le démontrerons, ironiquement, dans leur tentative de réfuter chacune des infractions énumérées, illes admettent leur culpabilité à chacune d’elles.

Premièrement, sur la question du refus de lancement de la campagne de rectification mandatée par le Comité central, la clique des vieilles idées admet ouvertement avoir failli à cette tâche. Alors qu’illes affirment que cette campagne devait tuer le débat, rien ne pourrait être plus loin de la vérité : la lutte de ligne dans le PCR-RCP, telle que mandatée par le Congrès de 2016, est toujours en cours. Le but de la campagne de rectification était clairement expliqué dans la motion adoptée par le Comité central : c’était dans l’optique de corriger le travail stagnant dans Montréal, ainsi que d’éviter les faux-pas à Montréal (particulièrement autour des questions d’hyper-sectarisme et de transphobie) de saboter le reste de notre travail au Canada.

Deuxièmement, la clique des vieilles idées embrouille délibérément la question de l’usage de la violence pour résoudre des désaccords politiques. Dans la déclaration d’expulsion, le Comité central du PCR-RCP liste deux incidents : l’« éjection » (c.-à-d. de frapper et retirer avec force) de supporters du Parti de la Maison Norman Bethune le 4 mars et l’intimidation de travailleurs du Café Aquin en avril. Nous avions dès lors explicitement déclaré que de telles actions n’étaient en rien « une méthode maoïste de résolutions des contradictions au sein des masses ». Le PCR-RCP ne rejette pas en aucune instance la nécessité de la violence politique contre la bourgeoisie comme partie intégrante du processus révolutionnaire : il est absurde que la clique des vieilles idées cherche à propager de telles rumeurs sur cette question très spécifique. En retour, en dépit du fait qu’elle déclame dans sa déclaration que « la seule violence dont fait usage le Parti est dirigée contre la bourgeoisie et les ennemis de la révolution », la clique des vieilles idées admet du même souffle que l’on ait usé de force pour éjecter les supporters du Parti – deux d’entre eux étant en bons termes avec le Parti et étant reconnus du Comité central, malgré toute insinuation du contraire de la clique des vieilles idées – avant de procéder à se vanter qu’on aurait dû attaquer les camarades plus sévèrement (« infliger des coups portant réellement atteinte à leur intégrité physique »)! La clique des vieilles idées ne peut même pas garder sa propre version en règle ! De plus, nous croyons que l’usage légitime de la violence par un Parti prolétarien devrait être organisé, discipliné et redevable au leadership du Parti. Ce qui s’est passé à la Maison Norman Bethune et au Café Aquin ne représente en rien de telles dispositions, mais plutôt l’explosion impulsive d’un certain nombre de membres qui ne semblent pas pouvoir contrôler leurs ardeurs. Au lieu de jouer un rôle positif, ce comportement de tête brûlée nous a coûté une victoire de propagande et a aliéné un certain nombre de potentiels contacts politiques, minant ainsi les efforts du Parti. Si le contenu de cet incident n’était pas condamnable, alors la forme devrait certainement l’être. Le fait que la clique des vieilles idées ne le reconnaisse aucunement affiche de manière éloquente comment leur perspective s’est éloigné de la réalité.

Troisièmement, la clique des vieilles idées rejette l’idée qu’elle dédaignait lutter politiquement. Bien qu’illes aient produit plusieurs documents avant le dernier congrès, ces documents avaient pour intention de fermer le débat sur des questions pertinentes. Lorsque le Congrès a opté d’ouvrir ces questions au débat interne, ce qui incluait des positions mises de l’avant par la clique des vieilles idées, la clique des vieilles idées a voté contre la possibilité de traiter de ces débats à l’interne. En dépit de leur rejet du dédain à lutter politiquement, la clique de vieilles idées prouve le contraire a dépeignant les discussions sur certaines sections du Programme comme étant un jeu aux dés pipés. La clique de vieilles idées justifie leur dédain à lutter en déclarant que « [l]’opportunisme veut bien discuter de tout, tant que ce sont ses propositions qui sont mises en débat et tant qu’il a la garantie qu’elles seront adoptées ». Nous relevons l’ironie des faits.

Nous voudrions aussi réfuter ici l’idée que seule la clique des vieilles idées ait préparé des documents pour le dernier Congrès. Le précédent Comité central avait divisé le travail de produire les documents parmi ses membres : les membres de ce qui deviendra la clique des vieilles idées étaient responsables de produire les mises à jour politiques et organisationnelles, alors que d’autres étaient responsables de produire des mises à jour au Programme. Malgré les affirmations de la clique des vieilles idées, ces mises à jour n’avaient pas comme intention de rejeter les positions fondamentales du PCR-RCP. Plutôt, elles avaient l’intention d’améliorer et de moderniser les sections portant sur la question nationale et le genre, en plus de l’ajout d’une section sur l’environnement. La nécessité de ces mises à jour du Programme avait été démontrée par plus d’une décennie d’activité dans ces secteurs : ayant réussi à rallier à la fois des personnes de genres opprimés et des autochtones au Parti, les éléments avancés de ces groupes nous avaient fait part à maintes reprises de leurs critiques sur la manière dont notre Programme traitait mal de ces contradictions. Nous croyons que c’est le summum du dogmatisme et de l’arrogance que de penser que le Programme, tel qu’élaboré en 2006, sera éternellement infaillible. Telle est l’insécurité de la clique des vieilles idées.

Quatrièmement, sur la question des allégations d’abus sexuels : le Comité central avait reçu d’un ancien supporter du Parti une très longue critique à laquelle il est fait allusion dans « Nous sommes les Continuarteur.e.s ». Cette critique contenait une très sérieuse allégation d’abus sexuels, qui de fait n’était pas directement faite par la survivante, à l’encontre d’un membre du leadership du PCR-RCP. Étant donné la sévérité des accusations, nous avions entrepris d’investiguer ses propos au mieux de nos capacités. Ces allégations n’avaient pas été, contrairement à l’affirmation de la clique des vieilles idées, « circul[ées] à l’interne, dans toutes les cellules à l’exception de celles du Québec ». La longue critique a plutôt été envoyée à Ottawa par son auteur pour la production d’une traduction en pleine connaissance du Comité central incluant ceux de la clique des vieilles idées. Le Comité central n’a pas fait circuler ce document à aucune autre section. Avant le Congrès de 2016, le précédent Comité central, incluant des membres de la clique des vieilles idées, avait opté pour ne pas rendre public ces allégations dû à notre incapacité de les vérifier rapidement. Le Comité central avait tenté de rejoindre la survivante, sans réponses. À notre rencontre du Comité central le 5 mars 2017, nous avons été informés pour la première fois de l’existence d’une lettre, supposément rédigée par la survivante elle-même, niant les allégations et demandant à ne pas être recontactée. Malgré d’avoir demandé à maintes reprises d’avoir une copie de cette lettre, nous ne l’avons toujours pas reçue. En fait, les citations contenues dans « Nous sommes les Continuateur.e.s » constituent les premières bribes du contenu de cette soit-disante lettre que qui que ce soit sur le CC ait pu voir. Le refus de partager cette lettre, que la clique des vieilles idées aurait pu remettre sur une période de deux mois entre le 5 mars et son expulsion en mai, n’est rien de moins que l’obstruction d’une investigation ouverte sur des accusations très sévères que nous avons reçues.

Cinquièmement, malgré les propos impliquant que les accusations de transphobie sont mal placées, la clique des vieilles idées n’affirme jamais son engagement à lutter contre toute forme de discrimination comme la transphobie. Plutôt, la clique des vieilles idées suggère que toute déclaration faite au soutien de la libération trans affiche une condescendance « contre les femmes prolétaires du PCR au Québec » (n’étant clairement pas des femmes trans). La déclaration fait tout pour se distancer de ce qu’on y caractérise comme étant du « féminisme radical queer » avant de spécifier que, bien que la déclaration critique des conceptions non-marxistes (que l’on clarifie plus tard comme incluant le concept d’ « identité de genre »), ce sont les concepts qui sont ciblés et non les personnes trans comme telles. La clique des vieilles idées veut que nos camarades transgenres sachent que la transphobie ne leur est en rien dirigée personnellement. Le Comité central rejette avec force les propos trompeurs voilant leur intolérance and confirme sans réserve son engagement dans la libération trans. Il se doit pour tout groupe soit-disant révolutionnaire d’épouser une telle position.

Sixièmement, alors la clique des vieilles idées relève que « c’est probablement l’accusation de vol qui est la plus insultante », elle admet et justifie qu’elle ait saisi la majorité des ressources du Parti. La clique des vieilles idées justifie cela en argumentant qu’elle «[n’a] rien volé du tout; [elle a] tout simplement repris le contrôle de [ses] ressources ». Nous aimerions ici adresser certains points. En premier lieu, nous aimerions réitérer que dans un Parti opérant sous la ligne du centralisme démocratique, elles n’ont jamais été « les ressources du Québec » (et certainement pas celles de la clique des vieilles idées qui ne représente pas tous les membres du Québec) : toutes les cotisations amassées étaient des ressources collectives à l’entièreté du Parti. En second lieu, il était convenu pour un temps que moins d’argent en proportion serait perçu dans le reste du Canada. Ce n’était pas seulement parce que les seuls professionnels du Parti étaient au Québec (ce qui jette le doute sur la composition supposément plus prolétarienne du Parti au Québec), mais aussi parce que le membership à l’extérieur du Québec était considérablement plus jeune que dans la province tout en étant, jusqu’à récemment, numériquement inférieur. Les Comités centraux précédents comprenaient que nous devions constamment nous battre contre les faibles taux de collectes de cotisations car il en faudrait un certain temps avec de pouvoir accoter les contributions des camarades du Québec. Pour cela, nous en sommes reconnaissant-e-s. Qui plus est, l’une des raisons de la sur-contribution des camarades du Québec était le changement de la politique de partage des fonds – où 1/3 devait dès lors se rendre aux cellules –, ce qui ne fut jamais transmis aux cellules du Québec en raison du manquement continu des membres de la clique des vieilles idées de partager les décisions du Comité central.

Enfin, il est bon de voir que la clique des vieilles idées avoue volontiers qu’elle a rejeté le centralisme démocratique en ne respectant pas les décisions du Comité central légitimement élu. Alors qu’elle tente de justifier pourquoi elle a fait ainsi, nous relevons que la supposition sous-jacente est, qu’en dépit des processus démocratiques du Parti, la clique des vieilles idées pense que c’est en fait le leadership historique du Parti qui est/devrait être en charge. Le Comité central est d’avis que le centralisme démocratique est crucial et doit être défendu, pas seulement quand son opinion est majoritaire dans le Parti.

Alors que la clique des vieilles idées tente de réfuter les sept raisons spécifiques pour son expulsion, ironiquement elle réaffirme chaque accusation. Soyons clairs : les cellules de Montréal et Valleyfield n’ont pas été expulsées en raison de leur ligne politique (excepté la transphobie), mais pour leurs violations flagrantes des règles internes. En effet, la ligne de lutte, que la clique des vieilles idées blâme comme étant la source de leur expulsion, est toujours en cours : n’importe quel ancien membre de ces cellules qui reconnaît comme la vaste majorité du Parti la légitimité du leadership est bienvenu de rejoindre nos rangs et de participer à cette lutte de ligne.

Questions politiques

Étant donné la densité de la désinformation contenue dans « Nous sommes les Continuateur.e.s », il est difficile d’avoir une discussion de fond sur les différences politiques entre la clique des vieilles idées et le PCR-RCP. Plusieurs accusations jetées par la clique des vieilles idées – par exemple, que le PCR-RCP rejette le marxisme pour le post-modernisme et la sociale-démocratie – sont si ridicules et infondées qu’il ne nous ait laissé avec peu d’autres options que de simplement les nier en bloc et de passer à autre chose. Cependant, en dépit les nombreuses ridicules accusations quasi-politiques (que le PCR-RCP rejette la forme Parti, la centralité du rôle du prolétariat, la Guerre populaire prolongée comme stratégie révolutionnaire, etc.), nous maintenons toujours que le problème politique de la clique des vieilles idées est le rejet de la ligne de masse, et par extension, le MLM.

La clique des vieilles idées defend que le PCR-RCP rejette ce qu’elle réfère comme étant des « actions révolutionnaires » desquelles il existe quatre formes : la propagande classique, la propagande armée, l’action révolutionnaire parmi les masses et la Guerre populaire prolongée. Bien que le Comité central croit que c’est un peu une exagération d’argumenter que «[l]a conceptualisation des quatre formes objectives de l’action révolutionnaire est la plus grande contribution du PCR au mouvement communiste», nous ne rejetons pas la conception ici mise de l’avant. Cependant, comme d’autres documents internes l’ont noté l’« action révolutionnaire parmi les masses (ARM)» est un terme ambigu qui a besoin d’être précisé plus amplement. Pour la clique des vieilles idées, les ARM n’impliquent que de se pointer dans les rallyes, de crier les bons slogans et de combattre la police. Alors que nous ne disputons la nécessité de ces formes d’ARM – en dépit des affirmations du contraire, la clique de vieilles idées aurait bien de la difficulté à trouver des déclarations officielles décriant leur « aventurisme » –nous avançons que d’autres formes d’actions révolutionnaires parmi les masses sont nécessaires. Ce sont ces autres formes qui sont énumérées dans le document « La ligne de masse et les méthodes communistes de travail » que la clique des vieilles idées passe un temps considérable à critiquer.

Fondamentalement, la clique des vieilles idées fait l’erreur infantile de confondre les luttes concrètes avec le légalisme. Ceci fait partie de l’anti-économisme irrationnel de certains membres du leadership historique, incluant certains membres de la clique des vieilles idées, dans la suite des événements jusqu’au Congrès de 2014. Nous rejetons que ce serait le cas : l’organisation illégale d’un syndicat peut en être un exemple. De plus, nous rejetons que tout travail concret qu’un organisateur communiste peut faire doit nécessairement être illégal. Alors que la clique des vieilles idées se bidonne devant les organisateurs et organisatrices s’engageant dans le travail quotidien que nécessite la mise en marche d’un mouvement révolutionnaire, nous aimerions noter la nécessité de ce travail moins excitant mais tout aussi important. Nous aimerions relever l’ironie du fait que plusieurs de la clique des vieilles idées s’évertuent eux-mêmes à faire de telles tâches : distribution de journaux, impression et assemblage de pamphlets, tenue de kiosques, opération de librairies, etc. En gardant cela en tête, nous réaffirmons que l’évitement de l’économisme est primairement une question subjective, c’est-à-dire qu’il en dépend du niveau politique soutenu : plusieurs types de travail concret peuvent être subsumés au mouvement révolutionnaire s’illes sont ouvertement et consciemment fait dans l’optique de bâtir vers la Guerre populaire prolongée.

Une autre mécompréhension de la ligne de masse peut être perçue par le rejet de la clique des vieilles idées des organisations de masse et des organisations intermédiaires en faveur de ce qu’illes nomment les « petits mouvements ». En premier lieu, nous pouvons observer la preuve de l’utilité d’une telle stratégie :  en utilisant cette approche à l’organisation des masses, le Parti avait stagné (il en résulta le Congrès de 2014) et nous n’avions eu aucun rôle proéminent dans les mouvements populaires significatifs du début des années 2010. En second lieu, la clique des vieilles idées confond le leadership bureaucratique avec le leadership politique : fondamentalement, elle ne croit pas que le Parti ne soit capable d’orienter politiquement les masses – indirectement, à travers l’influence d’idées justes et de pratiques justes et subséquemment par la tenue de position de leadership dans les organisations de masse. Plutôt, la clique des vieilles idées est tellement insécure par rapport à ses propres orientations politiques, le résultat de stagnation et d’isolation, qu’elle pense que la seule façon d’influencer les masses est à travers des détachements directement subordonnés au Parti qui n’ont qu’un rôle propagandiste, répondant aux luttes au fur et à mesure qu’elles surviennent. La clique des vieilles idées prétend par la suite que le PCR-RCP pense qu’il doit se fondre dans les organisations de masses en dépit du fait que « La ligne de masse et les méthodes communistes de travail » (disponible en anglais ici) argumente le contraire. Ironiquement en se concentrant à répondre uniquement à la spontanéité des mouvements, la clique des vieilles idées abandonne la nécessité de préparer la GPP : exactement ce dont elle accuse le PCR-RCP.

Nous devrions ici étudier la pratique concrète de la clique des vieilles idées. Pratiquement chaque tentative de lancer un « petit mouvement » a failli. En effet, le Mouvement étudiant révolutionnaire (MER) fut lancé plusieurs fois avant d’être transformé en une organisation de masse vigoureuse. Le Mouvement révolutionnaire ouvrier (MRO) a stagné et s’est dissout en 2012 avant d’être relancé l’année passée. Le Front féministe prolétarien (FFPR) se maintient à un faible taux d’activité et stagne en comparaison de son travail précédent. Le Front rouge des jeunes (FRJ) en est à sa deuxième incarnation, la première étant dissoute il y a de cela presque dix ans. Nous sommes également heureux d’attirer l’attention sur les manifestations du Premier mai sur laquelle la clique de vieilles idées ne cesse de mettre de l’emphase : en dépit de mois de propagande la clique des vieilles idées n’a mobilisé que 30 personnes dans leur contingent. Comparativement au reste du Canada, ce nombre est assez petit : pour ne prendre que Toronto, le PCR-RCP y a été la figure de proue d’un rallye (qui en dépit d’affirmations du contraire, était combattif et militant) de centaines de personnes. La clique des vieilles idées refuse de tirer des analyses des conditions concrètes : comparons ici deux initiatives majeures de propagande du PCR-RCP et de la clique des vieilles idées, FuckThe150th/FuckLe150e et le « Mois du socialisme » en commémoration de la Révolution d’Octobre, respectivement. La première campagne était un succès massif et a appliqué les idées communistes au contexte canadien ; alors que la deuxième ressemble plus à ce que ferait une société historique. Ainsi, pour la clique des vieilles idées, de faire la distinction entre « soyons partout » et notre supposé « travail concentré » est une fausse dichotomie. Si seulement illes visaient partout ! Plutôt, illes répètent les mêmes erreurs – largement en raison de leur incapacité à s’autocritiquer – et ne couvrent ainsi que très peu de territoire.

En ce qui concerne la question de la ligne de masse et de la Guerre populaire prolongée (GPP) la clique des vieilles idées nous présente un épouvantail plutôt qu’une critique consistante. Illes prennent ombrage avec un passage the « La ligne de masse et les méthodes communistes de travail » qui argumente que la défense armée des organisations de masse constitue les premiers balbutiements de la défense stratégique. La clique des vieilles idées suggère que cela veut dire que le PCR-RCP a abandonné la nécessité d’organiser la lutte révolutionnaire et que cela représente une approche spontanéiste en ce qui concerne la Révolution. Illes tendent trop loin dans leur argument. L’objectif de « La ligne de masse et les méthodes communistes de travail » n’a jamais été d’établir comment lancer la GPP, mais plutôt de présenter brièvement une conception de la ligne de masse basée sur l’expérience du communisme ainsi que de notre propre expérience de travail de masse, et de conceptualiser cette notion dans le cadre de la GPP. Par conséquent, le document stipule que la défense armée des organisations de masse pourrait constituer les premiers balbutiements de la défense stratégique : il n’est pas dit qu’elle devrait, et que ce devra nécessairement être le cas. En nous brandissant cet épouvantail comme critique, la clique des vieilles idées omet délibérément d’autres documents internes – tels que « Le rôle des syndicats dans le processus révolutionnaire » – qui, tout en utilisant la notion de ligne de masse étayée dans « La ligne de masse et les méthodes communistes de travail », fait entre autres l’argument de la nécessité d’actions offensives. Une telle lecture sélective ne démontre que de la mauvaise foi et une volonté désespérée de se justifier.

Nous avons précédemment argumenté que l’abandon de la ligne de masse par la clique des vieilles idées constitue un abandon du MLM. « Nous sommes les Continuateur.e.s » cimente plus amplement cet abandon. En effet, de telles positions sont rendues explicites quand la clique des vieilles idées nie que le maoïsme est le dépassement des communismes précédents. Le maoïsme comme marxisme à un niveau tiers et supérieur demande une certaine rupture avec le marxisme-léninisme. La clique des vieilles idées démontre candidement que ses perspectives ne sont pas maoïstes, mais en fait des perspectives vieilles et usées du mouvement ML des années 1970 et 1980. Le restant du mouvement révolutionnaire a déjà dépassé ces moments.

En conclusion, nous aimerions rappeler à la clique des vieilles idées que la continuité – d’être un «continuateur» – n’est qu’une facette à la dialectique entre continuité et rupture. Bien que la clique des vieilles idées peut se vanter d’être les continuateur.e.s des tactiques échouées qui mènent à la stagnation du Parti (et pour ces raisons, nous sommes ravis de leur laissé le titre de « continuateur.e.s » !), le Comité central voudrait volontiers faire la remarque que la grande majorité du Parti a plutôt opté de briser avec cette approche manquée. Le PCR-RCP, le PCR-RCP légitime, entretient les deux côtés de cette dialectique : nous défendons la continuation d’une tradition révolutionnaire authentique au Canada tout en faisant rupture avec les pratiques échouées et les notions de la clique des vieilles idées. Alors que le mouvement révolutionnaire continue à grandir au Canada, les tactiques échouées des « continuateur.e.s » les mèneront inévitablement aux poubelles de l’histoire, où tous les saboteurs se ramassent.

– Le Comité central du PCR-RCP

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