Communiqué du Comité central sur les événements du 4 mars

Le 4 mars dernier, le PCR-RCP a tenté un lancement de livre pour le nouvel œuvre de J. Moufawad-Paul, soit Continuity and Rupture, à la maison Normand Bethune. Durant le lancement, il s’est passé une confrontation physique qui a mis fin à l’événement de façon prématurée. Le Comité central du PCR-RCP condamne entièrement les individus responsables de la confrontation. Comme ceci reflète mal sur l’organisation, nous croyons nécessaire d’offrir une explication de ce qui s’est passé ainsi qu’une mise à jour de la réponse du Comité central sur la question. Nous sommes certains que cette explication ne saura satisfaire tout le monde, et que notre réponse serait vue comme controversée. Cela étant dit, nous croyons que la situation fut assez sérieuse pour justifier cette déclaration.

La confrontation s’est déroulée entre quatre membres de la branche montréalaise du PCR-RCP d’un bord, et trois autres partisans du PCR-RCP de l’autre. Les trois individus attaqués furent considérés comme « anti-parti » par la branche montréalaise, une évaluation qui n’est pas partagée par le Comité central ni l’organisation au complet. Durant la présentation, les quatre membres perturbateurs sont rentrés dans la Maison Nomand Bethune en criant, ont physiquement agressé les trois individus classés comme « anti-parti », et les ont expulsés de la bibliothèque malgré les protestations de l’auteur et des autres membres présents. À aucun point les individus attaqués n’ont tenté de déranger le lancement de livre. Les attaquants ont même écrasé et cassé les lunettes d’un individu. Les attaquants les ont poursuivis au métro le plus près en leur criant une variété de noms, donc plusieurs insultes de nature chauvinistes.

Le raisonnement derrière cette déclaration des trois étant « anti-parti » se résume à deux problèmes particuliers. Premièrement, depuis un bon moment se déroule une lutte de ligne politique au sein du PCR-RCP qui jusqu’à maintenant, était interne. La contradiction primaire de cette lutte est une compréhension différente de la ligne de masse, mais elle touche à plusieurs autres sujets, dont la libération transgenre, le travail de sexe et la relation entre le parti et les syndicats. Les camarades attaqués défendent des lignes qui sont contraires à la majorité de la branche montréalaise, mais pas contraire à l’opinion majoritaire de l’organisation au complet. Deuxièmement, deux des camarades impliqués avaient récemment écrit des critiques envers la branche qui contenait des allégations très graves envers un partisan du PCR-RCP. Au moment de la confrontation, le Comité central était dans le processus d’enquêter sur ces allégations. Cette attaque était donc un acte spontané qui est complètement contradictoire avec l’enquête en cours, et ceci est contraire à la méthode maoïste pour la résolution des luttes de lignes.

Le PCR-RCP n’est pas un parti de brutes. Nous rejetons l’utilisation de la force physique pour résoudre une lutte de ligne, surtout quand cette lutte n’est pas rendue à un stade antagoniste. Cette attaque n’était pas une manière maoïste de résoudre nos luttes de lignes. De plus, même si des membres réellement anti-parti se présentent à un événement public, ceci n’est pas une raison de les attaquer à moins que ces derniers soient physiquement antagonistes et violents. Si des individus font des déclarations anti-parti durant un événement ouvertes aux masses, c’est notre responsabilité d’argumenter avec eux et démontrer qu’ils ont tort. Si notre argumentation est correcte, nous n’avons aucune raison d’avoir peur. Les attaquer physiquement ne fait que compromettre notre capacité à organiser des événements publics, car cela nous fait paraitre comme une organisation punitive et dogmatique. En plus, ceci justifie le spontanéisme violent qui endommage la discipline nécessaire pour une organisation à des aspirations avant-gardiste.

Ce qu’il s’est passé samedi dernier ne rentre pas dans la méthode maoïste du travail politique. Encore pire, cette confrontation mine la crédibilité même de l’organisation dans les yeux des masses. Pourquoi des gens se joindraient-ils à une organisation où un groupe de gens s’attaque à un autre lorsqu’ils sont censés partager la même ligne politique? Cette attaque n’a fait que démontrer aux masses un manque de discipline important pour l’organisation.

Donc, en réponse à ce comportement condamnable, le Comité central a expulsé du parti les quatre individus responsables de la confrontation le 4 mars dernier. Cette décision n’était pas facile, nous reconnaissons sa nature extrême, mais nous croyons aussi que la nature de la situation même est elle aussi extrême. Le fait qu’ils aient endommagé réellement une enquête en cours du Comité central, qu’ils se soient engagés dans des actions qui n’étaient pas maoïstes en caractère, qu’ils aient élevé le niveau d’antagonisme dans une lutte de ligne en cours, qu’ils aient discrédité le PCR-RCP dans les yeux des masses, et de plus qu’ils ne semblent avoir aucun remords pour leur action nous a forcé a prendre cette décision. Nous espérons qu’avec le temps, nous pourrions regagner la confiance des membres agressés, résoudre la lutte de ligne de façon non antagoniste, et rebâtir la confiance des masses envers le PCR-RCP.

Le Comité central du PCR-RCP

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